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 On à perdu l'emprisonnée !

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MessageSujet: On à perdu l'emprisonnée !    Ven 1 Juil - 22:50

Les senteurs, les couleurs, la sensation des tissus enivraient la jeune elfe, qui avait la tête qui tournait à force de tourner et virer à droite et à gauche. Tout les marchands la regardaient avec un oeil amusé, voir moqueur. Mais Analya n'en avait rien à faire. Elle était heureuse de visiter le centre d'une ville en pleine activité. Elle qui n'avait vécu que dans des petits villages, ces sensations étaient toutes nouvelles pour elle. Elle était en train d'essayer une large écharpe aux bords à frange lorsqu'elle réalisa l'impensable :
Elle avait perdu son amie.

Soudain prise de panique, elle reposa l'écharpe sur l'étal et tourna vivement la tête de tout les côtés. Elle ne vis que des gens qui marchaient, riaient, se disputaient, comme à son arrivée dans la ville. A la seule différence que, cette fois, cette vue de lui procurait pas de la joie. Mais de l'inquiétude. Elle aurait voulu que tout le monde la cherche en même temps qu'elle, que tout le monde se mobilise. Analya ne comprenait pas pourquoi son amie avait pu l’abandonner. Elle réalisa soudain que c'était de sa faute ; elle ne s'était pas retournée, et avait mis son nez partout sans se soucier de son amie. Les yeux de l'elfe se remplirent de larmes.
Elle voulut l’appeler, comme cela se fait lorsque l'on perd son enfant, mais elle ne lui avait même pas dit de noms. C'était très déstabilisant de savoir qu'après deux jours, à peu de choses près, et tant de choses partagées, elle ne connaissait même pas son prénom. Elle tenta quand même :

-Eh oh ! Amie ?

Elle cria ceci plusieurs fois, en comprenant que c'était une cause perdue. Tout le monde la regardait, à nouveau, mais cette vue n'était plus agréable du tout à Analya. Elle aurait aimé se cacher tout au fond de la terre, et de ne plus ressortir. Elle ressentait pour la première fois un tout nouveau sentiment : la Honte. Cette sensation, pas agréable du tout, donnait à l'elfe l'envie de faire un retour arrière et de recommencer.
Elle tourna encore la tête à droite et à gauche, mais ne vit rien.

Elle réfléchit intensément. Où pouvait être passée son amie ?
Analya se souvenait qu'elle était très épanouie dans la plaine ; dans l'herbe, près des arbres. Ce devait être son côté "elfe" qui s'exprimait. La vue de la ville, de la foule, la sensation des pavés sous ses pieds nus ne devait pas lui avoir plu. Tout ce qui faisait le bonheur d'Analya faisait son malheur. Drôle de situation pour deux filles qui pensaient être si proches et si unies. Analya pensait qu'elle aurait put essayer de retourner dans la plaine, mais la distance était trop grande, et y aller à pied était tout à fait insensé ! Peut être y avait-il un parc dans les alentours où elle aurait put se réfugier ?

Analya mis la main dans son vêtement, et toucha alors un bout de papier. La lettre ! C'était toujours elle qui l'avait ! Elle la relut une fois :

"Cher gouverneur,

Il s'agit là d'un appel au secours, alors s'il vous plaît... malgré tous les différents que nous avons pu avoir par le passé, lisez ce mot jusqu'au bout.

J'ai appris de source sûre qu'une personne a entrepris de mettre à bas votre gouvernement, et le mien... Par simple précaution, j'ai demandé à mon messager de révéler cette partie au maire des collines d'Umar. Pour ma part, je fais déjà mon possible pour protéger mon petit paradis. Malheureusement, je ne peux pas être plus efficace que ça, car je ne sais pas qui c'est, ni quelles sont ses intentions... Alors, j'aimerais pouvoir compter sur vous et vos espions afin de dénicher cette vermine !

Plusieurs morts et disparitions sont à recenser, alors ne tardez pas, et répondez moi vite, je vous en prie Vultinien !

Respectueusement, Darenk."

La lettre avait l'air plus qu'urgente. Il fallait trouver Vultinien en priorité ! Mais par où commencer ? Peut être que les gens de la rue avaient des informations ? Elle osa demander à une vieille dame qui passait par là :

-Excusez moi madame, savez vous où je pourrait trouver le gouverneur ?

La question de la jeune elfe était un petit peu stupide ; on ne rencontrait pas la personne la plus importante d'une ville comme ça ! Il faudrait sans doute des jours avant de pouvoir obtenir un rendez vous. Analya allait baisser les bras. Elle avait envie de pleurer. Ses jambes flageolaient. Elle tomba à genoux sur le sol, la lettre encore dans les mains. Elle s'était engagée dans une aventure trop grande pour elle ; elle n'aurait pas du, c'était évident ! Pour la première fois depuis des années, une larme coula sur sa joue...

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P.N.J
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MessageSujet: Re: On à perdu l'emprisonnée !    Mar 2 Aoû - 20:46


Ce matin là fut particulièrement éprouvant pour la vieille Dania. Vivant depuis toujours dans les quartiers pauvres, elle n'a jamais pu trouver un guérisseur digne de ce nom, surtout avec des moyens aussi dérisoires que les siens... Pourtant, à une époque reculée, elle était adulée par tous pour ses dons ! À savoir que sans elle, la moitié des personnes environnant son quartier ne seraient plus de ce monde. Hélas, la reconnaissance ne semblait guère faire partie de leur quotidien. Ce fut pour cela que malgré sa présente faiblesse, Dania prit sur elle son insupportable douleur, afin de se rendre jusqu'au district du temple, à supposer que ses quelques forces la porteront jusque là... De toute façon, elle n'avait plus le choix...

Ayant une canne pour seul appui, la vieille femme se dut de faire plusieurs pause en cours de route, sans quoi... elle aurait perdu connaissance. Et bien que les heures découlaient lentement, Dania se refusait d'abandonner ! Pourtant, sa vie en elle même ne lui importait pas tant que ça, mais si de la sienne en dépendait une autre, alors elle ferait tout pour accomplir son devoir, et ce, même si l'on venait à le lui cracher au visage dés le lendemain. C'était pour cette seule raison que Dania sillonnait à présent la place de l'Hybride... encore un petit effort, et le district du temple serait à vue... elle pouvait le faire, elle le devait ! Mais alors que ses forces s'évanouissaient lentement, une jeune fille sortit de nul part vint à l'interpeller. Cette dernière était en quête du gouverneur. Apparemment désireuse de le rencontrer, elle espérait de Dania une information qui pourrait lui permettre d'atteindre plus rapidement son objectif. Hélas, la vieille femme avait bien d'autres soucis, et sachant sa fin proche... qu'elle ne pourrait survivre à sa maladie au-delà des minutes qui lui restaient, fit qu'aux yeux fatiguées de Dania, l'elfette endossait la lourde responsabilité qui était d'être la dernière lueur d'espoir d'une mourante.

- Attendez... Dit-elle de sa voix étreinte par la douleur, alors qu'elle lui empoignait fortement le bras de sa main noueuse. Prenez mon don, et promettez-moi de terminer ce que je... ce que je n'ai pu finir !

N'ayant aucune lignée, ni même de véritable ami, Dania se vit contrainte dans son dernier souffle, d'investir de son don la dernière personne qu'elle verrait. Analya fut par choix du destin, son élue. Ainsi, lorsque la main de la vieille femme enserra son bras, une multitude de visions naquirent dans l'esprit de L'Elfe. Après quoi, toutes deux perdirent connaissances au beau milieu de la place de l'Hybride. À la différence que... l'une vivaient, alors que l'autre s'en était allée pour toujours. Ca ne fut que bien plus tard qu'Analya revint à elle, mais... où était-elle ?


- Ah... vos yeux s'ouvrent enfin... Se réjouit Alak en constatant le retour de sa protégée. Durant un instant j'ai vraiment paniqué pour votre vie. Fort heureusement, vous avez l'air d'aller mieux maintenant.

La jeune Elfe avait été soigneusement déplacée par le Drow jusque sous un arbre non loin de la place. Croyant à un malaise, Alak crut bien faire en agissant de la sorte.

- Je vous ai vu vous gisant à côté d'une vieille femme... malheureusement... je ne sais pas si elle était de votre famille... mais, je suis désolé que vous l'appreniez d'un parfait inconnu. Mais elle n'a pas survécu... Se justifia t-il. Quant à vous, ça allait faire bientôt une heure que vous étiez dans cet état de torpeur... Vous allez bien ?

Alak ne trouvait pas ses mots, à savoir qu'il était à la fois outré et heureux. Outré, parce qu'avant qu'il n'arrive, nul n'avait secouru l'Elfe ! Et heureux, car il avait au moins réussi à la mettre en sûreté, loin de tous ces curieux indifférents.

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MessageSujet: Re: On à perdu l'emprisonnée !    Ven 12 Aoû - 13:54

La tristesse avait envahit Analya en quelques secondes. Elle aurait aimé que son amie -dont elle de connaissait toujours pas le nom- lui mette la main sur l'épaule, en lui disant qu'elle s'était égarée, et qu'elle ferait plus attention la prochaine fois. Elles reprendraient alors leur chemin, trouveraient Vultinien, et achèveraient leur quête. La vie reprendrait son cours, et tout finirait bien. Peut être seraient-elles récompensées ! Analya s'imagina dans une cour royale, en face d'un homme richement habillé, qui lui donnerait une grosse poignée de Nisted d'or.
Mais la jeune elfe fut vite rattrapée par la situation. Elle se trouvait au beau milieu d'une place pleine de monde, qui semblait ne pas se soucier d'elle. Quelques instants auparavant, elle était aux anges, parmi tout ces commerçants, mais elle était très vite descendu aux enfers. Elle frotta doucement ses yeux pleins de larmes, tout en demandant son chemin à une vieille dame. La personne en question était une femme très âgée, qui semblait avoir plus de rides sur son visage que de cheveux sur son crane. La mort semblait planer doucement à côté d'elle, et Analya se dit qu'elle n'en avait sans doute plus pour longtemps. Une certaine pitié envahit l'elfe. Elle aurait aimé donner un peu de sa vitalité à cette dame qui ne méritait sans doute pas de mourir tout de suite. Elle mis ses mains sur les bras de la dame pour qu'elle ne tombe pas. Sa peau était d'une froideur cadavérique. Analya frissonna. Leur regards se croisèrent, et quelque chose se passa. Analya frissonna encore, mais ce n'était pas à cause du froid, mais de la peur. Les yeux de la vieille dame étaient profond et noirs, comme si ils avaient perdu toute leurs couleur au cours de leur vie.

Soudain, la main décharnée de la vieille attrapa fermement la bras de la jeune elfe. Elle lui supplia d'attendre. Comme elle semblait s'écrouler sur elle même, Analya l’attrapa dans ses bras. Elle lui fit promettre de continuer ce qu'elle n'avait pas pu finir, en lui transmettant son don. Seulement, la jeune elfe n'avait aucune idée de ce qu'était ce fameux "don", et n'avait aucune idée de la manière dont il faudrait procéder à la transmission.
Mais elle n'eut besoin d'aucune explication, car la vieille dame lui attrapa la main, avec une fermeté déconcertante. Analya sursauta, car tout autour d'elle se mis à trembler. Sa vue se troubla, et tout devint subitement noir. La jeune elfe se sentit tourner, si bien qu'elle ne sut plus ou elle se trouvait. Elle ne sentait même plus la main de la vieille sur la sienne. Elle avait peur. Soudain, plusieurs images apparurent devant ses yeux.
La première était celle d'une femme blonde, qui semblait très malade. Elle était blanche et fragile. Elle marchait doucement dans une ruelle sombre.
Un flash blanc éblouis Analya, et la femme ainsi que la ruelle disparurent.
La seconde était celle de cette même femme, assise sur un tabouret de bois. Devant elle se tenait une personne encapuchonnée, qui tenait un verre en bois. Elle tendis le verre à la femme blonde, et cette dernière l’avala d'un trait. Puis, la personne masqué récita une formule magique, tout en mettant ses mains sur les tempes de la malade. Tout tourna autour d'elles, et le capuchon du guérisseur-magicien s'enleva. Analya, qui observait la scène sans broncher, reconnut aussitôt la vieille dame qu'elle avait interpellée.
Il y eut un second flash lumineux, et un troisième image apparut :
C'était celle de la jeune femme blonde, en grande forme, qui riait avec des enfants (probablement les siens). Elle avait repris des couleurs, et débordait de santé. A première vue, les soins de la guérisseuse avaient marchés. Elle était passé de cadavre sur patte, à jeune femme reluisante.
Un autre flash brouilla la troisième vision, laissant place à une quatrième :
La guérisseuse, qui semblait un peu plus âgée que dans la deuxième vision, faisait la manche dans la rue. Soudain, la femme qu'elle avait soignée quelques années auparavant lui passa devant. Et, contre toutes attentes, elle ne la regarda même pas. Elle leva les yeux au ciel, et soupira.
Puis, ce fut le noir complet. Plus rien.

***

Analya ouvrit doucement les yeux. La lumière environnante lui brûla la rétine, et elle ferma presque aussitôt les paupières. Revenant peu à peu à elle, Analya sentit que tout ses membres étaient engourdis. Elle s'étira, et tenta une nouvelle fois d'ouvrir ses yeux. Lorsqu'elle eut enfin réussi, elle eut un nouveau choc : elle ne se trouvait plus sur la place de Nandis, mais dans un endroit plus vert, sous un arbre, étendue sur l'herbe.
Une voix masculine la fit sursauter. La voix lui dit qu'elle avait l'ai d'aller mieux.
Afin d'essayer de voir son interlocuteur, Analya tourna vivement la tête, mais les os de son cou craquèrent.

-Ouille !

Elle avait rapidement vu le visage de son sauveur. C'était celui d'un drow. Pendant un moment, elle cru que c'était Eldaka, sa première vraie rencontre. Mais non. Ce visage avait les traits plus épais, et les yeux rouges.

- Je vous ai vu vous gisant à côté d'une vieille femme... malheureusement... je ne sais pas si elle était de votre famille... mais, je suis désolé que vous l'appreniez d'un parfait inconnu. Mais elle n'a pas survécu... Se justifia t-il. Quant à vous, ça allait faire bientôt une heure que vous étiez dans cet état de torpeur... Vous allez bien ?

Analya, qui était encore un peu pâteuse, réfléchit à une réponse convenable. Mais elle ne réussit à articuler qu'un léger :

-Moarf, ça... Ça peut aller...

Tout doucement, elle se redressa sur son séant, et s'adossa au tronc de l'arbre. Elle plia une jambe, prête à bondir si le drow tentait de lui faire du mal. Elle fit craquer bruyamment ses doigts, et essaya de se dresser sur ses pieds. Mais elle n'y arriva pas, et décidé de rester assise.

-Qui êtes vous ? Ou sommes nous ? Est ce que je...

Soudain, elle se rappela de la lettre du gouverneur. Elle glissa furtivement la main dans la poche de sa veste pour voir si elle s'y trouvait toujours. Oui. Le drow ne l'avait pas volée. Ses parents, lorsqu'elle étaient enfant, lui avaient toujours appris que les drows étaient des voleurs et des assassins. Mais Analya restait une personne tolérante, et, même si elle se méfiait beaucoup des inconnus, elle ne se laissait pas berner par de vieux préjugés. Elle regarda son "sauveur", et lui posa la question qu'elle avait posé à la vieille dame :

-Excusez moi, savez vous où je pourrait trouver le gouverneur ?

La question semblait peut être un peu directe, mais Analya avait besoin de le trouver, au plus vite.

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P.N.J
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MessageSujet: Re: On à perdu l'emprisonnée !    Ven 30 Sep - 19:21


Ce fut avec un soupir non dissimulé, que Alak exprima son soulagement lorsque la demoiselle lui avoua que tout allait bien. Bon certes, elle n'était pas encore à même de pouvoir sillonner la cité de long en large, mais au moins, ses jours n'étaient plus guère en danger. Toutefois, la jeune femme n'était pas pour autant rassurée, à savoir qu'un Drow était synonyme de violence et de mort. Chose que Alak s'était toujours entêté à refuser d'admettre ! Il savait son peuple ainsi, il avait même vu sa propre soeur se parjurer jusqu'au summum de la cruauté. Mais l'Elfe noir se savait différent, c'était pourquoi il ne pouvait tolérer cette étiquette. C'était d'ailleurs pour cette seule raison que les siens se mirent à le mépriser à l'instar d'un Elfe sylvain ! Une fois, il lui était même arrivé de vomir durant un spectacle de torture, un souvenir inondé par la honte si l'on voulait son avis, car à partir de là... ses confrères le surnommèrent ; Le faible ! Ce fut une chance qu'à ce moment là il était le laquais d'une maison importante au sein de Ched-Nasad, c'est ce qui lui évita l'exécution.

À présent il était là, sous un soleil qui ne cessait de lui brûler les yeux, au coeur d'une ville qu'il ne connaissait pas. Les gens avaient tous un comportement douteux, et parfois, très similaire à ce qu'il connaissait déjà... le regard haineux, la démarche parfois hautaine. L'unique différence avec le royaume d'en-dessous, était qu'en surface, ces deux critères s'appliquaient également aux hommes. Il s'agissait là d'un monde quelque peu inversé en vérité... À savoir qu'à Ched-Nasad, les femmes sont naturellement plus fortes que les mâles physiquement, il ne leur est donc pas difficile de les dominer à leur guise. Mais ce que nul ne sait, c'est qu'un garçon sur deux est sacrifié dés sa naissance, afin que la suprématie féminine perdure ! Voilà pourquoi il y a tant de femmes là-bas... au plus grand dam de ces messieurs.

- Excusez-moi... mais, je ne suis pas d'ici, je ne connais rien de cet endroit. Répondit Alak après avoir cessé d'épier les gens qui ne le quittait pas du regard. Je pense que ces... personnes, seront de meilleurs guides que moi.

Ayant compris que le danger planait tout autour de lui, Alak décida de s'en aller prématurément. De toute évidence, la foule semblait en vouloir après sa vie, et la seule chose qui pour le moment les retenait, était l'image qu'ils avaient du Drow ; soit un être sanguinaire dont la lame tranchante n'hésiterait pas à embrocher leur coeur. Mais bientôt, cette pseudo terreur allait être remplacée par une violence sans merci, afin de protéger femmes et enfants de la menace qu'il représentait à leurs yeux ! L'instinct le plus primaire en somme...

- Je vais vous laisser, je ne peux pas rester plus longtemps... Puis il chuchota. Je crains pour ma vie...

Alak ne s'était hélas pas trompé, car à peine eut-il terminé sa phrase, que tous les gens se mirent à lui hurler dessus, avant de commencer à le bombarder de fruits et légumes, comme si il s'agissait d'un barde qui aurait raté sa prestation. Ainsi, sous cette pluie de tomates et melons bien mûres, le Drow se mit à courir aussi vite qu'il put, avant d'être brusquement stoppé par quatre soldats lourdement armés !

- Non ! Lâchez-moi ! Je n'ai fait de mal à personne ! Clama t-il de toute ses forces.

- Brûlez-le ! BRÛLEZ L'ELFE NOIR ! S'écrièrent les gens en choeur.


- Tu entends ça Vodriz ?

- Un peu ouais ! Hey ! Poursuivit-il en empoignant avec fermeté l'oreille du Drow. Je suis encore en colère de notre échec de la matinée, je pense que voir celui-ci en flamme, m'aidera à retrouver le sourire !

- M'en parle pas ! Ce monstre d'Hybride sera retrouvé bien assez tôt de toute façon ! Comment qu'il disait s'appeler déjà ?

- Supuro ? Suroto ? Bah, ils ont tous le même nom pour moi ! Déchets !

- Tu as bien raison va ! Allez ! Au bûché !

Alak avait beau se débattre pour tenter de s'enfuir, mais rien y faisait, les quatre gardes sans scrupules, l'emmenèrent de force jusqu'à l'endroit exact d'où l'Hybride leur avait glissé entre les doigts... Au moins, le poteau et les fagots étaient déjà préparés pour une exécution ! Qu'allait faire la jeune demoiselle Elfe que le Drow avait secouru une heure plus tôt ? Tout en sachant que de ne se mêler de rien, contribuait grandement à une longévité plus prospère...

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MessageSujet: Re: On à perdu l'emprisonnée !    Ven 30 Sep - 20:39

Quelle ne fut pas la déception de la jeune elfe lorsqu'elle apprit que son "sauveur" ne pourrait pas l'aider à trouve ce qu'elle cherchait. Elle soupira. Elle qui pensait que les gens connaissaient la personne la plus importante de cette ville ! Elle décida de reporter son regard sur le drow. Il fixait intensément la population alentour, somme s'il craignait de se faire juger sans considérations ; comme l'avait fait Analya. Cette dernière ne regrettait pas d'avoir été méfiante ; mais elle ne voulait pas passer pour une raciste. Chez elle, les drows étaient peut être considérés comme des personnes viles et sans coeur, mais il devait en être de même de l'autre côté.
Soudain, les à priori d'Analya se confirmèrent, et la personne qui avait attendu près d'elle pour qu'elle se réveille se défila. La façon dont il s'esquiva déplut totalement à l'elfe. Il avait bondit sur le côté, comme pour s'enfuir. Savait-il ce qu'elle avait dans la tête ? Lisait-il ses pensées ? Un frisson parcourut le dos de la jeune femme. Elle se releva péniblement, manqua de retomber contre l'arbre, et vit alors quelque chose qui lui glaça le sang.
Les badauds jetaient tout ce qui se trouvait à porté de leur main sur le pauvre drow, qui essayait péniblement de se protéger en mettant ses bras devant son visage. La peur se lisait sur ses yeux, et la haine sur ceux de ses tortionnaires. La foule huait, criait. Mais Analya ne savait pas quoi faire. Pourtant, les choix qui s'offraient à elle étaient clairs et distincts ; soit elle défendait le drow, au risque de se faire huer à son tour, soit elle s'esquivait, et poursuivait sa route. Quatre mercenaires accoururent alors, baïonnettes en main. Deux d'entre eux saisirent l'homme par les bras, un se plaça dans son dos pour le faire avancer, et le dernier suivait de loin. La foule devenait folle. Elle voulait tuer le drow.
Mais ce n'était malheureusement pas la chose qui préoccupait le plus le jeune elfe. Ce qui la dégoûtait, c'était elle même. Elle ne ressentait rien, ou quasiment rien pour la personne qui l'avait sauvé de son comma. Son indifférence lui donnait des nausées. Mais son mal de ventre croissant se mua vite en un sentiment de révolte. De révolte... Contre le drow. Elle était lucide, ou du moins, pensait l'être, et s'il se faisait arrêter, c'était par ce qu'il devait être un criminel recherché. Finalement, sa mort ne serait que justice rendue. Elle regardait le spectacle qui s'offrait à elle. Le drow se débattait comme un beau diable. Les gardes continuèrent de s'éloigner, et la foule se groupa autour d'eux, comme pour assister à l’exécution d'un être vivant. Même si cette attitude était contre-nature, Analya ne put s'empêcher de faire de même. Elle s'approcha suffisamment des gardes pour entendre leur conversation. Ils parlaient d'un échec, lors de leur matinée, et du bonheur que leur procurerait le meurtre du drow.
Soudain, l'attitude de l'elfette changea complètement ; elle venait de comprendre ce qui venait de se passer. Les, gardes, n'ayant pas réussit une de leur mission, ont décidés de se venger sur une créature faible, et coupable par sa couleur de peau.
La colère envahit Analya. Elle ne vit plus en ces gardes de sauveurs, mais des assassins.
Malheureusement, elle ne pouvait rien faire. Ils étaient quatre, et armés, et avaient le soutien d'une foule d'une cinquantaine de personne, et elle était seule, et faible. Elle avait bien un coutelas, mais il ne lui servirait pas à grand chose contre l'armure des mercenaires.
Soudain, une idée brillante lui vint.

-Attendez !

Les gardes s'arrêtèrent. La jeune elfe se rendit soudain compte qu'en fait, elle n'avait pas d'idée brillante. Mais elle devait tout de même tenter le tout pour le tout. Elle devait absolument sauver la vie d'un innocent. Elle réfléchit à toute allure, et manqua de faire sauter sa petite cervelle. Elle déclara alors :

-Cet homme m'a sauvé la vie ! Et, euh...

Cet argument n'était sans doute pas suffisant pour des gardes en manque de meurtre. Elle choisist alors d'abbatre la carte du mensonge :

-Et il possède des informations capitales sur la survie de votre peuple !

Folle. Voila ce qu'elle était. Elle venait de sortir le plus naturellement du monde un mensonge gros comme elle. Elle aurait presque sentit son nez tripler de longueur. Mais elle n'avait pas put faire autrement. Maintenant, la balle était dans le camp des mercenaires, qui devait bien se douter qu'ils ne pouvaient pas laisser mourir un homme qui détiendrait des informations de cette envergure...

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MessageSujet: Re: On à perdu l'emprisonnée !    Mar 3 Jan - 23:27



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MessageSujet: Re: On à perdu l'emprisonnée !    Mer 4 Jan - 18:30

Analya était totalement impuissante. Les gardes avaient une volonté de fer et n'étaient pas près de renoncer à leur idée de tuer un drow, juste parce qu'il avait eu le malheur d'être ce qu'il était. Mais, de toutes les façons, ils ne se connaissaient pas, et la jeune elfe était incapable de ressentir des sentiment comme l'amitié pour quelqu'un. Elle avait fait son devoir, en tentant de le sauver, mais elle avait échoué ; ce n'était plus son affaire.
Lorsqu'elle avait crié, des gens mécontents l'avaient saisis pour la faire taire, et c'était l'une des principales raisons de son dégoût des habitants de Nandis. Elle s'était vivement dégagée des bras de la vieille femme qui lui tirait les cheveux, et lui jeta un regard noir. Elle se retourna alors vers les gardes. L'un d'eux tenait une torche enflammée, destinée à allumer le bûcher dans lequel l'elfe noir était attaché. Ce dernier ne semblait d’ailleurs pas concerné par les évènements qui n'allaient pas tarder à ce produire. Il avait les yeux dans le vide, et semblait perdu dans l'immense océan de ses pensées. Analya n'avait jamais vu personne mourir, aussi, elle ne pouvait pas décrocher son regard du Drow. Son visage était impassible. A sa place, l'elfette se serait débattue, aurait crié à s'en casser la voix. Mais à sa place, elle n'était pas. Elle ne pouvait pas se permettre de le juger. Peut être était-ce un criminel, ou un voleur, qui acceptait son sort, comme un enfant accepte sa punition lorsqu'il a fait une bêtise. Ou peut être essayait-il simplement de chasser de son esprit toutes les pensées désagréables qu'il pouvait avoir avant de quitter ce monde.
Le garde approcha lentement sa torche de la base du bûcher, comme s'il voulait faire durer le plaisir, et faire souffrir sa victime. Analya n'arrivait pas a décrocher son regard du spectacle, comme presque toutes les personnes qui se trouvaient autour d'elle. Elle ouvrit grand les yeux lorsque la flamme embrasa les pailles sous les pieds de son sauveur. Le feu se propagea rapidement sur toute la base du bûcher, et commença les chaussures du Drow. Puis, progressivement, les flammes montèrent sur les vêtements de l'elfe noir, qui hurlait de douleur. Jamais, au cours de sa vie, Analya n'avait entendu quelqu'un crier de la sorte. Mourir par les flammes devaiet vraiment être une expérience atroce. Pour rien au monde elle n'aurait échangé sa place avec lui. Malgré tout , elle n'éprouvait rien. Pas une once de compassion n'a traversé son petit corps. La seule chose qui faisait office de sentiment chez elle était l'étonnement. Cet étonnement fut petit à petit place à de la peur, lorsque les flammes grandirent, et que tout le corps du brûlé fut recouvert. On ne distinguait plus rien sous l'épaisse couche de feu et de fumée. Mais le pire, c'était que les cris persistaient.
La mort du Drow sembla durer une éternité. En réalité, elle ne dura pas plus de deux minutes, mais ces deux minutes furent sans doute les plus longues de la vie d'Analya. Elle ne comprenait qu'a moitié ce qui se passait devant ces yeux. Une personne mourait. Et c'était ça qui lui échappait. Elle regardait avidemenet le spectacle comme quelqu'un qui regarde une bougie se consumer.

Le feu ralentissait peu à peu sa progression. Les cris avaient cessés. Le drow était mort. Un silence pesant c'était installé parmi les badauds qui regardait la scène. Personne ne bougeait.
L'un des gardes qui se trouvaient près du bûcher s'avança, écarta les quelques braises qui le gênaient d'un coup de pied, et palpa le corps du mort pour voir s'il ne respirait plus. Le garde savait pertinemment qu'il fallait être une pierre pour survivre à des flammes pareilles, mais le protocole exigeait que l'on s'assure de la mort totale d'un condamné. Une fois qu'il fut assuré qu'il avait affaire à un cadavre, il déclara, d'une voix forte et puissante :

-Il est mort. Tout ce qu'il y a de plus mort. Vous pouvez retourner à vos occupations.

Les habitants de Nandis s'en allèrent petit à petit. Encore sous le choc, Analya ne bougea pas tout de suite. Elle se rappela soudain que les gardes devaient probablement lui en vouloir pour avoir perturbé l’exécution. Elle s'échappa donc, aussi rapidement qu'elle put afin de ne pas se faire rattraper. Elle avait la tête vide. Elle était comme sonnée. Elle n'entendait rien. Le sang battait fort dans ses tempes. Ses jambes -devenues indépendantes du reste de son corps- courraient à une vitesse folle. Elle était maintenant sur le bord de la place. Elle s'écroula, comme morte, contre le mur d'une auberge. Il fallait qu'elle reprenne ses esprits rapidement.
Au bout de quelques secondes, elle se rappela de ce pourquoi elle était là. La lettre. Vultinien.
Elle glissa sa main sous sa cape afin de vérifier que cette missive perdue s'y trouvait encore, et la relu encore une fois. Elle la connaissait presque par coeur maintenant. Dommage que son amie sans nom ne soit plus là. Elles aurait put réfléchir de fois plus vite. La chose qu'il fallait maintenant faire, selon Analya, c'était chercher le gouverneur. Et puisque personne ne semblait le connaitre, elle devait se rendre directement à lui. Elle fit le tour d'elle même, pour scruter les environs. Il y avait beaucoup de maisons et de boutiques autour d'elle, mais un bâtiment se démarquait bien plus que les autres.

Beaucoup plus haut que n'importe quoi d'autre, le château de Nandis surplombait la cité avec une élégance et une majesté sans égal. Son toit en pointe touchait presque le ciel. Seule une personne pouvait habiter ici ; le gouverneur.

Analya se releva donc, et marcha vers son but. Elle ne pensait qu'a lui. Plus rien ne pourrait se mettre en travers de leur chemin a présent.

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P.N.J
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MessageSujet: Re: On à perdu l'emprisonnée !    Lun 19 Mar - 1:18

Assister à une exécution n'était jamais chose facile pour une personne n'y étant guère préparée, mais voir quelqu'un brûler puis hurler de douleur jusqu'à périr car trop étreint par l'agonie, était une expérience qu'il valait mieux éviter... Face à la mort, Alak avait abandonné tout espoir, et même si Analya avait tenté le tout pour le tout afin de lui éviter ce funeste sort, rien ne fonctionna... L'Elfe s'en voulait oui, mais elle refusait néanmoins de s'y attarder, car sa vie à elle continuait. De plus, il ne fallait pas omettre qu'elle s'était également fixée un objectif, comme le fait de rencontrer le gouverneur Vultinien. Toutefois, la perte de son amie l'Emprisonnée était bien ce qui la dérangeait le plus... ainsi elle s'interrogea ; devrait elle consacrer quelques heures à sa recherche, tout en sachant qu'elle ne connaissait rien de Nandis, ou bien poursuivre et ainsi pouvoir remettre cette missive d'importance au gouverneur ?

Bien malgré elle, l'Elfe finit par trancher, et ainsi décida de poursuivre sa route jusqu'au palais, si toutefois c'était bien là que le gouverneur résidait... Quand soudain ! Une ombre des plus étranges traversa la rue qu'elle suivait jusqu'alors... En temps normal, la curiosité d'Analya aurait pris le dessus, mais là... elle devait continuer ! Marre de tous ces évènements qui s'étaient donnés le mot dans le seul but de la ralentir, et pas question que Vultinien refuse de la recevoir ! Enfin... ça c'était ce que se disait la jeune femme, mais les faits auront une fois de plus, raison de cette dernière. Et pour cause, l'ombre en question n'était autre qu'un esprit... celui d'Alak.



Cette douleur... elle était innommable ! Au moins aussi douloureuse que les coups de bâton à tentacules distribués gratuitement par les Vestales. Puis quand ce fut terminé, Alak se vit, il était là, ne faisant désormais plus qu'un avec le poteau ayant servi à l'empêcher de fuir. Il n'avait plus de visage, plus de peau ni de vêtements... Humilié jusqu'à son dernier souffle par un peuple qui se disait civilisé. Pourtant, aucune colère ne se faisait ressentir en lui, il assumait pleinement le fait d'avoir baissé les bras... Mais avant de s'en aller pour toujours, il devait l'aider ! Il devait aider la personne qui avait tenter de le sortir de son brasier. Car il se trouvait qu'en ce moment même, elle s'enfonçait dans une ruelle, sans doute pour s'en aller trouver ce gouverneur qu'elle recherchait. Alak se souvenait encore bien de sa question "Excusez moi, savez vous où je pourrais trouver le gouverneur ?". Certes, il ne connaissait rien de ce monde, mais sa nouvelle "nature" lui offrait une vision bien plus large... surtout si d'autres esprits comme lui pouvaient le renseigner. Enfin.. pour les moins perdus d'entre eux...

-**Demoiselle... attendez ! Chuchota t-il dans l'esprit de l'Elfe, sans même s'en rendre compte. Je... je peux vous aider... comme vous avez voulu m'aider. Laissez-moi au moins faire ça je vous prie...**

Si jamais Analya se retournait à cette entente, elle verrait alors une étrange masse sombre ondulante un tantinet translucide. Le visage d'Alak y était à peine perceptible, mais elle devrait tout de même comprendre rapidement de qui il était question. Voir les esprits n'était pas donné à tout le monde, sans doute était-ce le "pouvoir" de la vieille femme, ou un élément associé à ce qu'elle lui avait transmis. Quoi qu'il en était, l'esprit d'Alak se sentait redevable envers l'Elfe, c'était peut-être pour cela qu'il n'avait pu continuer son chemin jusqu'aux confins des cieux...

-**C'est très étrange où je suis. Je suis là.. sans réellement l'être. Est-ce ça l'après vie ? Puis un instant de silence se fit. Laissez-moi vous aider...**

Le pauvre Elfe noir défunt ne cessait de voir des formes semblables à des ombres, elles virevoltaient autour de lui, et parfois se faisaient menaçantes. Ce que Alak prenaient pour des esprits, était en réalité des âmes damnées rejetées par les enfers. Yloumna, la Déesse noire, instaura cette nouvelle loi afin d'affaiblir la frontière séparant son monde de celui d'Astrune. Car ces âmes damnées avaient un rôle bien précis, mise à part le fait de terroriser les esprits sains, ces ombres pouvaient également s'en sustenter au bout de sept heures d'errance. Ainsi, si jamais Alak ne parvenait pas à aider Analya en moins de sept heures, il finirait dévorer par les âmes damnées, ce qui le réduira à l'état de néant ! Quant à son énergie, elle servira à renforcer le pouvoir des ombres, elles qui finiront sans doute par dominer la voie du premier passage ; soit le chemin qu'empruntent chaque esprit après leur mort charnelle.

Mais ça, c'est une autre histoire...

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On à perdu l'emprisonnée !

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