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 Une dette d'honneur

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P.N.J
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MessageSujet: Une dette d'honneur   Jeu 13 Juin - 15:27


Sous le ciel orangé, une silhouette courbée s'avançait... Cela faisait maintenant trois mois qu'il n'avait pris de bain, quant à son dernier repas ? C'était à peine si Koular s'en souvenait. Pourtant, malgré l'urgence de sa situation, les gardes de la cité de Nandis s'obstinaient à lui barrer la route ! Koular avait beau crier qu'il avait une famille à l'intérieur de ces murs, les soldats continuaient de faire la sourde oreille. Le pauvre homme alla jusqu'à se demander si la garde s'oserait à le laisser mourir sans réagir... La base de son histoire était pourtant toute bête. À savoir que chaque année il s'en allait se recueillir sur la tombe de sa soeur située aux collines d'Umar. Mais que cette fois là, les soldats responsables de la grande porte se refusèrent à le laisser entrer, et ce, sans jamais lui fournir la moindre explication. Koular avait beau retourner la question dans tous les sens possibles, la solution à son problème demeurait introuvable...

-*Ils ne sont pas humains ! Quel humain digne de ce nom ferait ça à ses semblables ?!* Songeait-il, assis sur le muret du pont qui enjambait le fleuve.

Le pauvre Koular devait bien en être à sa trentième tentative, sinon plus... Nombre de fois où il s'essaya également de passer en douce, ou encore avec l'appui de gentes personnes revenant de leur pèlerinage. Hélas, tous ses efforts se soldèrent par un cuisant échec, les traces de lame et de fouet qui parsemaient son corps trahissaient l'apparence protectrice que voulaient se donner les gardes. Koular ne savait plus quoi faire, le regard perdu, il attendait...

-*J'en ai assez... j'en ai vraiment assez !*

Le malheureux finit par se retourner, laissant ainsi ses jambes suspendre dans le vide. Le fleuve avait l'air si paisible... à croire que ce dernier lui tendait les bras. Quoique son admiration pour cette liquide expression de misère finit par s'interrompre lorsqu'une voix lui s'écria tout à coup : "Saute !". Qui... qui avait dit ça ? Koular chercha alors l'immonde personnage qui apparemment souhaitait le voir tomber dans le fleuve, une chute qui à coup sûre le tuerait ! Mais... il n'y avait personne, exception faite des soldats gardant l'entrée. Or, ils étaient trop loin. Ainsi le pauvre homme finit par comprendre qu'il s'agissait là d'un supplique intérieur. "Saute !" Réitéra la voix.

-*Tais-toi ! Tais-toi ! Je refuse de céder à tes avances, je n'ai pas envie de mourir !*

En effet, Koular n'avait pas envie de mourir, pour le simple fait qu'il avait une peur atroce de la mort ! Il alla même jusqu'à marteler ses tempes avec le marteau de ses poings. Il ne voulait plus entendre le cri de son propre désespoir ! Plus jamais ! Une demande qui d'ailleurs le Destin sembla entendre, puisqu'une fois la rixe terminée, des bruits de pas se firent entendre... Une personne arrivant tout juste de la grande plaine était en train de franchir le pont en ce moment même. À cette entente, Koular se retourna, posant ainsi ses yeux fatigués sur une longue crinière rousse, laquelle s'animait somptueusement à chaque souffle que lui envoyait la brise du soir. Par tous les saints ! C'était une femme d'une grande beauté, et au vu de ses vêtements, elle devait avoir une place d'importance dans la cité. Il fallait qu'il essaie !

- Madame, madame ! Interpela l'homme descendant de son muret. Madame... Répéta Koular une fois à la portée de la nouvelle arrivante. Pouvez-vous m'aider à passer ces maudits gardes ?! Je ne veux rien d'autre... juste que vous m'aidiez à entrer, après je promets de vous laisser tranquille ! Termina t-il en toussant, risquant même de maculer sa vis-à-vis avec ses microbes.

La voix de Koular trahissait son épuisement. Mais si de famille il n'avait pas, jamais il n'aurait osé aborder cette femme avec cette apparence décrépie. Maintenant restait à découvrir si la demoiselle allait prêter oreille au vieux débris qu'il était...

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Kathlyn Fitzdraken
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MessageSujet: Re: Une dette d'honneur   Jeu 13 Juin - 19:28

Un voyage calme où Kathlyn peut même profiter du beau temps là où elle croyait depuis plusieurs jours devoir voyager sous l’eau, et où les marchands ambulants pouvait être de bon compagnon de voyage… Quand ses derniers ne se montraient pas insistants en la prenant pour une femme de haut-rang, ce qui n’était pas nécessairement vrai avant d’être déchue et qui l’était encore moins depuis que sa chevalière avait fini sur le doigt de son beau-frère. Après tout, beaucoup se faisaient avoir à la vue du moindre vêtement de soie, même si cela ne se limitait qu’à qu’une cape. Le bon côté, c’est que son comportement et ses réponses sèches donnaient tout sauf l’envi d’insister.

Puis les heures passent après que la dernière personne se soit mise en tête d’aborder une bande de badauds, choses qui n’éveilla pas plus la curiosité de Kathyn, étant plus pressée d’arriver aux portes de Nandis avant la tombée de la nuit. Après tout, un cheval est hors de portée de ses moyens actuelles. La noble pressa d’ailleurs le pas pour éviter d’avoir à faire à une grille descendue et à quelques gardes plus sourdes oreilles que d’habitude.

Les murailles de la cité finiront par être visible, puis, en s’approchant c’est l’ombre de ses derniers puisque le soleil allait se coucher très bientôt. Puis enfin la silhouette d’un manant. C’est sûr que sur le coup, Kat aurait préféré celui d’un garde faisant une ronde. Mais à moins de vouloir barboter avec les canards dans la rivière, impossible de le louper. Et surtout, c’est lui qui finira par venir la voir.

Alors certes, Kathlyn n’était pas spécialement motivée à parler au premier paysan qu’elle voulait croiser, ayant préféré opter pour un aubergiste souvent grossier qui lui aurait proposé une chambre avec puces compris mais surtout un repas chaud mais son rang fait qu’elle se devait d’écouter les jérémiades avant de ne serait-ce qu’envoyer bouler son interlocuteur. Quoi ? Ses jugements lorsqu’elle « régnait » sur son bout de terrain pour résoudre un malentendu entre deux paysans concernant l’échange de trois chèvres contre un veau qui se voulait enfin de compte malade lui manquait ? Étrangement cela ne lui manquait pas et ce malgré quelques crises de nostalgies passagères…

Enfin de compte ce n’était pas la pièce qui venait lui réclamer, s’évitant ainsi d’être bousculer, acte qui se serait transformé en bain forcé pour le pauvre homme. Certes, il avait une mine piteuse mais ne semblait pas non plus porteur de maladie, du moins pas plus que d’autres, pour se faire refuser l’entrée de la cité. Et surtout, peu importe la classe sociale qu’il fréquente, qu’il soit un simple homme à tout faire sans importance ou même mendiant, Kathlyn pouvait peut-être lui trouver une utilité : la seule chose qu’elle envoyait à Nandis était tout au plus des missives ! Alors autant dire qu’elle ne connaissait rien de la ville !

Ignorant la tousserie, seul ombre du tableau avec le « Madame » au lieu de « Ma Dame » qui aurait mieux sonné pour une inconnue, Kat écoutera sa demande jusqu’au bout.

-En effet, je le pourrais. Mais il y a une règle qui se vaut partout et ce peu importe la région : on n’a rien sans rien. Mais rassurez-vous: je ne m’encombrerais pas à vous demander un bien matériel. Je ne suis pas de la région et une fois à l’intérieur de ses murs, j’aurais besoin d’un guide, ce qui me fera gagner quelques jours de recherche on ne peut plus basique. Certes, si notre rencontre avait eu lieu quelques jours plus tard à Nandis, vous auriez pu en tirer quelques piécettes mais en attendant, il faudra vous contentez de ma proposition.

C’est qu’elle n’y avait pas été par quatre chemins la miss : direct, sans heurte et pour les « quelques piécettes » comme elle disait si bien, il allait falloir attendre et ne se contenter que cela pour le moment. Ça ne serait pas Kat qui perdrait son temps à le convaincre ou à négocier quoique ce soit. Si elle ne voulait pas entendre parler de bénévolat de son côté, il en était pour ce vieux bougre qu’était Koular.

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P.N.J
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MessageSujet: Re: Une dette d'honneur   Lun 1 Juil - 16:28


C'était la première fois qu'une personne de royale lignage se laissait aborder ainsi du point de vue de Koular. La roue aurait-elle tourné ? L'homme l'espérait de tout coeur, et même si cette dernière attendait un retour de sa part, ce serait avec ferveur qu'il s'y emploierait ! Depuis trois mois qu'il errait ainsi sans nourriture, sans dormir et sans répit... il serait prêt à faire n'importe quoi. Par ailleurs, il fut tellement surpris par les dires de la demoiselle qu'il ne sut quoi lui répondre sur l'instant ! -*Allez dis quelque chose, la laisse pas s'en aller !* Se répétait Koular afin de ne point laisser ses émotions le supplanter. - A.. a.. a.. alors vous voulez vraim... Bégaya le malheureux avant de finir par rire de soulagement. Mais.. il n'y a pas le moindre lézard gente Dame, je ferai tout ce que vous voudrez ! Sans vraiment s'en rendre compte, Koular avait crié son euphorie, ce qui ne manqua guère d'alerter les gardes à la grande porte, dont un qui venait tout juste d'arriver.


L'heure était à la relève de nuit, l'homme au cache-oeil, surnommé "La balafre" était une personne très à cheval sur règlement. Mais il avait également la dent dure à l'encontre de la vermine écumant les rues ! Tel était le cas de ce Koular qui ne cessait de rôder depuis quelques mois. Afin de réellement comprendre son aversion envers ce type d'individu, il fallait remonter dans l'enfance du soldat. Alors qu'il n'était qu'un tout jeune homme, il vit ses parents ainsi que son petit frère se faire massacrer sous ses yeux impuissants, par une bande de clochards ayant trop abusé de la bouteille. Depuis lors, il nourrit une haine viscérale à l'égard de ces déchets dont la cité de Nandis n'avait guère besoin. Mais malgré ses avertissements, tantôt verbales, tantôt physiques ; Koular ne lâchait point l'affaire. Jamais encore de toute sa vie, La balafre n'avait vu d'homme aussi frêle, faire preuve d'une telle persévérance !

-*Encore lui ! Non cette fois c'en est de trop !* Songea t-il, étreint par la colère.

Son instinct le poussait au crime, mais sa raison l'en dissuadait. C'était un soldat, pas un criminel ! La balafre avait beau être brutal, ça n'en demeurait pas moins un homme droit et respectueux des lois instaurées. Seulement, lorsqu'il vit une fois de plus Koular, abordant cette fois une femme semblant de haut rang. Il ne put se contrôler, ce qui le poussa à se ruer jusqu'aux deux intéressés.

- KOULAR ! CETTE FOIS TU VAS TE RETROUVER AU FOND DU FLEUVE ! S'écria le soldat, tout en accourant en direction du vagabond. Mais une fois au plus près, il stoppa sa course... le garde venait de remplacer l'homme. Demoiselle. Salua t-il brièvement. Ce pleutre vous importune t-il ?

À l'instant où La balafre lui fonça dessus, Koular s'abrita derrière la jeune femme qu'il venait d'accoster. Se sachant incapable de se défendre, et croyant dur comme fer aux menaces prodiguer par le soldat en furie. Le pauvre homme espérait qu'en s'effaçant derrière la nouvelle venue, le garde se calmerait. Ce qui se produisit à son grand soulagement. Toutefois, en dépit de sa présente peur, Koular prit les devants ! Il savait qu'il ne pourrait tenir un jour de plus, c'était à peine si ses jambes pouvaient encore le soutenir. Alors mourir pour mourir...

- Ma seule famille se trouve de l'autre côté de cette porte... S'essaya le laissé pour compte.

- Ils disent tous ça, maintenant du vent ! Rétorqua La balafre, sans mesurer la portée de sa voix.

Le soldat éprouvait un certain respect à l'encontre du vagabond, car peu d'hommes dans sa situation auraient tenu aussi longtemps que lui. Malheureusement pour le bougre, les ordres étaient les ordres !

- Je vous assure que je ne mens pas... Interrompu par une toux brutale, Koular refusait de laisser passer sa dernière chance. Je ne suis pas fou au point de me laisser mourir comme un idiot devant vos murs... seule une bonne raison m'y obligerait !

- Il suffit, maintenant... Alors que La balafre s'apprêtait à gronder de nouveau, un cri aigu retentit depuis le contre bas du pont. À la suite de quoi, sans pour autant en être certain, il perçut une masse blanche s'écraser dans l'eau.

Songeant tout de suite au pire des scénarios, soit quelqu'un venant de se jeter dans le fleuve, La Balafre fit signe à deux de ses hommes de l'accompagner. L'affaire Koular pouvait attendre, ce qui sans vraiment le savoir, laissait le champ libre à ce dernier. Seuls demeuraient deux gardes lourdement armés sous la grande porte, des gardes qui bien entendu ne pouvaient agir sans ordre. Ainsi, la demoiselle qui semblait prête à aider Koular à passer, pourrait toujours tenter de les persuader, ou bien, dans le pire des cas ; abandonner le malheureux pour ainsi continuer sans perdre une seconde de plus. Quoi qu'il en était, il fallait qu'elle se décide rapidement.

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Kathlyn Fitzdraken
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MessageSujet: Re: Une dette d'honneur   Sam 6 Juil - 12:12

Les négociations semblaient s'annoncer on ne peut plus virulente, le plus gradé de la garde ne pouvant pas supporter la pauvreté et encore plus la mendicité. Un point de vue qui aurait pu rejoindre Kathlyn en temps normal, ne supportant pas non plus ceux qui vivent au dépend des autres. Et pourtant la noble déchue faisait parti de ceux qui fournirait soit une hache, soit un arc au plus démuni, en quelques sortes une seconde chance pour survivre. Si ils ne saisissent pas cette chance? Ils peuvent bien mourir car ce monde n'a aucune place pour les faibles. Quoique jouer les bûcherons et les rôdeurs étaient quelques choses d'un poil plus complexe à Nandis que dans les plaines froides de Freezis:  si l'un a un climat dur il a surtout le mérite de ne pas avoir un noble vous lapidez pour avoir braconner sur ses terres... Et ce peu importe si elles sont véritablement à lui ou non! Après tout l'avantage d'avoir des terres pas entièrement civilisé c'était qu'il y avait toujours des travaux à faire.

-Non, je n'ai pas pris cet homme par pitié: je lui ai proposé d'être mon guide à Nandis pendant quelques jours. Après si vous le prenez à mendier une baignade dans le fleuve pourrait s'imposer. Donner un outil à un mendiant est plus utile que de le voir abuser de la naïveté des braves gens.

Le même point de vue si ce n'était qu'elle laissait une unique et malheureuse chance de faire ses preuves. Après c'est à Koular de la saisir ou non. Mais la question n'était pas de savoir si Kathlyn avait convaincu le Balafré ou non, c'était de savoir si au milieu de cette conversation tendue elle avait été écouté ou non, surtout après cette événement soudain.

Un choix s'imposait. Soit reprendre la direction de la porte et profiter de l'absence du gradé pour persuader des gardes, soit tout simplement laisser Koular se débrouiller seul. Oui elle pourrait en profiter et si les petites affaires de la garde ne la regardait pas, Kathlyn se demandait bien ce que cela pouvait être puisqu'à cette heure la fréquentation du pont était assez mince et qu'elle n'avait personne d'autres quelques minutes plus tôt. Si dans le cas où il y avait bien un noyé, ses gardes risquaient non pas d'arriver trop tard mais plutôt de plonger trop tard. Sans être une génie la noble sait qu'une cotte de maille coulait plus facilement qu'une tenue de cuir renforcée et que cela ne s'enlève pas en un coup de baguette magique.

Kathlyn pressa le pas en suivant les gardes, en effet "l'affaire Koular" pouvait bien attendre quelques minutes de plus le temps de savoir ce qui s'était passé en contrebas. Et c'était aussi une bonne occasion de voir si la garde de cette ville faisait bien son travail ou non et qu'elle ne se contentait seulement que d'un comportement zélé et non d'acte. Car les paroles pour Kathlyn était une chose qui passait en second lieu mais les actes ce n'était pas le cas.

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Narrateur
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MessageSujet: Re: Une dette d'honneur   Lun 29 Juil - 22:58

Alors que Koular faisait encore parler de lui auprès d'une dénommée Kathlyn, la Balafre, qui à ce moment là le réprimandait, fut couper dans son élan par un cri perçant en provenance de la frontière qui délimitait la grande plaine du pont qui enjambait le fleuve cerclant les remparts de Nandis. Croyant alors voir tomber quelque chose de blanc dans l'eau, le chef accompagné de deux de ses hommes se redirent jusqu'à l'endroit suspect. La prise de Koular quant à elle, se contenta de les suivre discrètement, abandonnant ainsi le malheureux à son muret. La demoiselle voulait voir de ses yeux avec quelle ferveur les gardiens de la cité s'afféraient à leur tâche.

Quand tout à coup ! alerté par la présence d'une jeune fille appuyée sur ses genoux au beau milieu du pont, La Balafre se précipita vers elle tout en faisant signe à ses hommes de ne plus bouger. Il était inutile de l'effrayer si jamais elle venait d'assister à une vision d'horreur. Se mettant alors à sa hauteur, le garde comprit d'un premier regard qu'elle venait de subir une agression. Du sang maculait son visage d'adolescente, tandis que ses habits témoignaient encore de la violence dont elle venait d'être la victime. Elle gémissait, un peu comme des pleures que l'on camouflerait. Seulement, il fallait que la Balafre sache au plus vite ce qui venait de se passer. Enroulant alors son index sous son menton, il lui redressa la tête, puis lui demanda d'une voix posée de lui conter sa mésaventure. À cela il lui promit soin et sécurité...


[Note : C'est au tour d'une dénommée Vashti de poster, puis à Kathlyn avant d'en revenir au PNJ et ainsi de suite Exclamation]

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Vashti
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MessageSujet: Re: Une dette d'honneur   Dim 4 Aoû - 14:10

Jamais encore Vashti n'avait fait preuve d'une telle patience, surtout envers un illuminé ! Et pourtant, malgré tous ses efforts, ce dernier lui cracha au visage ! Puisque après qu'elle se soit expliquée sur ses intentions, ainsi que sur sa façon de penser, le gamin lui fit poliment savoir qu'elle pouvait se carrer ses dires où bon lui semblerait. Abaissant les paupières à cette entente qui fut l'affront de trop, la sorcière fit mine de se soumettre. Elle retourna la situation en trois phases ; en premier lieu elle s'excusa d'une voix penaude et soumise, en deuxième lieu elle le baratina sur son enfance malheureuse pour ainsi justifier sa saute d'humeur, et pour finir, elle lui demanda si il avait un plan. Croyant alors prendre le contrôle, Easley se prêta au jeu et avança ses hypothèses, hypothèses dont Vashti n'avait cure ! S'arrêtant au devant du pont qui menait à Nandis, l'illuminé poursuivait fièrement ses stratégies ainsi que de qui tuerait qui. Pas une fois l'adolescente ne l'interrompit. À savoir que plus il moulinait avec sa langue, plus il prenait confiance !

- Très astucieux ! Lui répondit-elle pleine d'allant. Mais il me semble que tu as omis le plus essentiel... une fois minuit atteint, qu'arrivera t-il ? Je m’inquiète à ce sujet.

Se tournant à nouveau en direction du pont, Easley voulut se faire rassurant à l'égard de Vashti, enfin... à sa façon quoi. Il avait besoin de sa fidélité si il voulait espérer réussir aux yeux de sa Déesse. Hélas, jamais il ne pourra s'y employer, puisque d'un seul coup d'un seul, le gamin poussa un cri en partie étouffé par ses lèvres closes suite à une vive douleur au niveau de son séant.

- La réponse est là ! Murmura Vashti à son oreille, agitant dans le même temps son poignard fiché dans l'embouchure anale de l'illuminé. La sodomie est une pratique courante chez les larves de ton espèce ! Seulement tu n'auras pas eu droit à ce que ce soit Yloumna qui le fasse. Je m'acquitterai seule de cette basse besogne qu'est cette quête ! Arrachant son arme des fesses d'Easley, pour ensuite l'enfoncer dans son estomac, elle ajouta sadiquement. Dans ce monde il y a deux types d'individus ; il y a ceux qui tuent, et ceux qui crèvent ! Toi... tu crèves !

À la suite de quoi, Vashti imposa sa main gauche sur l'épaule de sa victime tout en maintenant de l'autre sa dague sacrificielle. La chemise jusque là immaculée d'Easley ne tarda guère à virer au rouge, mais la jeune démente ne s'arrêta pas là ! Prenant appui sur ses jambes comme pourrait le faire un coureur au départ d'une course, Vashti poussa le gamin jusqu'au rebord du pont. Ce dernier n'étant plus en force de lutter, finit par partir à la renverse lorsque ses talons heurtèrent le muret à hauteur du genou. Basculant dans le vide, Easley emporta avec lui un souvenir de sa meurtrière lorsqu'il arracha de ses ongles une partie des dentelles qui ornait son épaulette. En tombant, l'illuminé laissa s'échapper un cri de fillette jusqu'à ce que l'eau finisse par le faire taire !

- Pathétique... Bredouilla l'adolescente qui l'observait depuis le haut.

Son "plouf" fut presque poétique. Toutefois, Vashti n'eut guère le loisir de savourer son crime, puisque peu de temps après le hurlement de l'illuminé, une certaine effervescence naquit plus en avant sur le pont. De toute évidence, un groupe de personnes voir de gardes allaient s'empresser de la rejoindre. Une seconde fut amplement suffisante à Vashti pour élaborer une histoire afin d’apitoyer tous ces misérables, et ainsi se frayer un passage dans le sens du vent.

La vue du sang donnait toujours un semblant de gravité à l'état d'une personne. Un exemple tout bête, d'un côté un individu clean mais en proie à une hémorragie interne, et de l'autre un simple blessé à la tête. Le voir plein de sang fera que l'on s'occupera de lui en premier malgré l'état urgent du second. Ce fut pourquoi Vashti s'entailla sans ménagement son arcade sourcilière. Faisant de ce fait, ruisseler le fluide écarlate sur son visage. Puis rapidement, elle déchira des pans de sa robe ça et là avant de s'enfoncer mais avec prudence, sa propre dague dans son avant bras gauche. Elle traversait juste l'épiderme en deux sens mais l'illusion n'en était pas moins parfaite !

- Voilà, plus qu'à jouer les éplorées, et ils feront le reste ! À l'entendre marmonner ainsi, c'était loin de lui plaire.

Ainsi, lorsqu'elle s'affaissa sur ses genoux tout en dissimulant dans un premier temps son bras gauche sous ce qui lui restait de robe, Vashti abaissa la tête puis tordit volontairement l'arme en faisant pression sur celle-ci avec son ventre afin de faire couler des larmes. À savoir qu'il n'existait en elle aucune émotion à même de la faire pleurer sur commande, heureusement encore que la douleur pouvait y remédier. Elle avait du faire très vite, car voilà que déjà une ombre s'en venait la recouvrir. Il s'agissait d'un homme à la carrure impressionnante, mais Vashti ne put voir son visage qu'à l'instant où il lui redressa le sien à l'aide de son doigt. L'adolescente du faire un effort considérable afin de donner une forme triste et implorante à ses sourcils. Une chance que ses précédentes victimes lui aient déjà témoigné ce genre d'idiotie. Bon, ça c'était fait, maintenant restait le plus dur... soit, geindre !

- Ai... aidez-moi... Quelle honte pour une sorcière de sa trempe de devoir s'abaisser au rang de victime, mais quelle honte ! Il m'a attaqué, il m'a... m'a fait mal... puis... il a disparu.. c'est.. c'est ma faute ! Veillant à ne pas en faire trop, Vashti n'ajouta rien d'autre.

Ne laissant paraître que son air de ne pas y toucher, la pauvre enfant mit son bras blessé à jour, ce qui devrait définitivement convaincre le garde sur sa terrible mésaventure...

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Kathlyn Fitzdraken
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MessageSujet: Re: Une dette d'honneur   Lun 5 Aoû - 22:12

Quant à Kathlyn, elle avait suivi la Balafre d'assez près, en pressant le pas là où lui s'était précipité. La scène? C'est une jeune fille qui s'était visiblement agressé au vu de ses blessures qui, a priori, n'était pas superficielle, en particulier celle de l'avant-bras. De toute façon, elle ne se mêla pas au futur parole de la Balafre, se contentant de rester en retrait comme le fera ses hommes suite à son geste, ce qui empêcha une bonne expertise des blessures. C'est les affaires de la garde, se mêler reviendrait à mettre en doute le professionnalisme du capitaine de la garde et Kathlyn ne se permettrait pas d'un tel affront gratuit et encore plus devant ses hommes! Elle le laissa donc calmer cette jeune fille sans s'y interposer.

Et pourtant, elle ne resta pas les bras croisés jusque là puisque là où d'autres sont occupé avec la jeune fille brune, Kathlyn se pencha du pont pour voir où l'autre individu avait chuté. A défaut de voir le corps, elle ne verra qu'une tache rouge remontant à la surface. Dans combien de temps allait remonter le corps? Vu la perte de sang elle ne l'avait pas loupé. Et pourtant là où Vashti pouvait croire qu'il n'existait qu'une hypothèse, une seconde existait: celle de la détrousseuse qui s'est fait prendre la main dans le sac et où les évènements ont mal tourné. Non... Les blessures ne sont pas superficielles... Il y a eu agression et la victime aurait hurler à la garde, surtout dans un tel lieu où les garde ne manquent pas. L'autre détail louche: l'agresseur a été sacrément culotté pour attaquer quelqu'un dans un tel lieu mais sur le moment, Kathlyn n'y prêta guère attention: il n'y avait aucune raison de mettre en doute la parole de Vashti.

Au lieu de s'éterniser à regarder un corps qui tardait à remonter à la surface et qui nourrirait les poissons d'ici quelques heures, la noble se retourna, laissant toujours La Balafre faire son travail. Au milieu de ses arguments pour calmer la jeune brune, Kathlyn posa une question, aussi bien à Vashti qu'au soldat. En effet, entre temps son regard s'était portée sur la dague. Hors, elle savait différencier une dague normale à une dague sacrificielle. Bien sûr que cela méritait un examen sur cette dernière mais étant donné que l'arme était à portée des mains du gamine pas encore tout à fait calmé, la noble s'abstiendra de lui prendre, l'envi d'assommer une hystérique qui croyait encore se défendre ne la tentait guère.

-Y a des cultes sombres ou des sectes à Nandis? Je ne pense pas que cette dague de rituel soit faite pour sacrifier des petits animaux. En fait je doute sérieusement qu'elle soit en vente libre en ville.

C'était dit de façon assez froide et soudaine, de sorte à avoir à l'improviste la jeune fille pour ne serait ce que voir la véracité de ses propos et ce même si la question ne la concernait pas systématiquement. Selon sa réponse, elle pouvait peu être rajouter une troisième hypothèse, une hypothèse qui en revanche, la concernait bien plus.

*Il ne manquerait plus que ça...*

Comme une possibilité qu'un quelconque culte se mette dans le trafique d'enfant pour leur sombre rituel? Après tout, la dague n'était pas arrivé là par hasard, soit elle appartenait à la jeune fille, soit à la victime. En tout cas, si ici personne ne savait vraiment ce qui s'était passé, elle avait servi dans son seul et unique but: prendre la vie de quelqu'un!

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P.N.J
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MessageSujet: Re: Une dette d'honneur   Dim 11 Aoû - 13:24


Pauvre gosse, comment pouvait-on en arriver là ? La balafre avait l'habitude de la violence, lui-même en faisait d'ailleurs régulièrement usage, mais sur un enfant, ou une très jeune personne, il ne comprenait pas ! Puis lorsqu'il vit son bras, une dague le traversant de part en part, il eut pitié pour la fille. De peu elle avait échappé à la fatalité, et rares étaient les fois où l'innocence l'emportait sur la vilenie. Enfin bon, il suffisait de faire dans la tendresse ! l'auteur de ces actes était passé de vie à trépas, elle n'avait donc plus de crainte à avoir. Le garde passa une main sous le bras encore valide de la victime afin de l'aider à se relever, quoique dans le même temps, la prise de Koular s'était exprimée... Elle faisait allusion au poignard, ou plus exactement à ses origines. D'après ses dires, ce type d'arme servait aux adeptes des sacrifices Humains. En y regardant de plus près, l'étrangère n'avait pas forcément tort. En dépit du sang qui y ruisselait, la lame était d'un noir profond, ajouté à cela, des gravures apparemment très anciennes ornaient son manche. La fille en savait peut-être quelque chose, après tout, son agresseur lui avait probablement fait savoir ses intentions.

- Nous avons un dispensaire dans notre garnison, là-bas tu auras tous les soins qu'il te faudra. Promit-il à la fille, après que la nouvelle venue ait fait part de ses doutes. Seulement j'ai besoin d'en savoir plus ! Reprit La balafre plus sèchement. Si ton agresseur possédait une telle arme, je suis alors certain qu'il y en a d'autres comme lui dans la région ! Quoi qu'il en soit, je dois ouvrir une enquête. Ton témoignage nous serait d'une aide capitale, nous pourrions ainsi protéger les autres enfants qui comme toi risquent de se faire agresser.

Elle avait beau être sous le choc, ce n'était pas le genre d'affaire qu'il fallait laisser traîner. Battre le fer tant qu'il est chaud était son mot d'ordre. Ce qu'il prouva en indiquant à ses hommes restés en arrière de s'approcher.

- Vous allez descendre jusqu'à la berge, et vous me repêchez ce corps ! Sachant la difficulté à mettre son ordre en application, La balafre prit les devants en ajoutant. Servez-vous de cordages ou de tout ce que vous voulez, mais ça a intérêt à être fait avant la tombée de la nuit ! Rompez !

Après s'être donné un coup sur la poitrine, preuve de leur obéissance ainsi que de la mise en chantier de l'ordre reçu, les soldats se retirèrent jusqu'à la grande porte, avant de rapidement revenir les bras chargés d'une corde et d'une civière. Quant à La balafre, il escortait personnellement la victime jusqu'à ses quartiers, suffisamment lentement pour ne pas la brusquer, mais surtout pour lui laisser tout le temps de parler ! Il ne la lâchera pas tant qu'il n'aura pas le fin mot de l'histoire. La vie d'autres personnes lui importaient d'avantage que des larmes de crocodile. Alors si la jeune fille ne voulait pas se faire ébranler quelque peu, il était dans son intérêt de lui raconter tout ce qu'elle savait. La priorité allait toujours au plus grand nombre du point de vue du garde.

Par ailleurs, lorsqu'il passa à côté de la prise de Koular, il lui fit comprendre par un hochement de tête qu'elle pouvait l'accompagner, au moins jusqu'à la grande porte. Bientôt ils arriveraient à la hauteur du clochard, il fallait donc s'attendre à une interruption de sa part. Ainsi décida t-il de faire savoir à l'étrangère le sacrifice qu'il serait prêt à faire afin d'avoir la paix !

- Vous pouvez me rendre un service. S'annonça t-il à la jeune femme. Dites à ce Koular que si il se tient tranquille, je le laisserai passer !

La balafre savait qu'en faisant ça il pouvait y laisser sa place, mais l'homme avait le sens des priorités ! Alors dans le fond, peu lui importait son devenir.

 
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Vashti
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MessageSujet: Re: Une dette d'honneur   Sam 7 Sep - 14:44

La naïveté humaine ne souffrait d'aucune limite, on pouvait vraiment leur faire gober tout et n'importe quoi ! Le garde se prit au jeu, au même titre que l'autre crinière rouillée. Puis vint le moment où la suspicion naquit à la vue de l'arme fichée dans son bras. D'après les dires de la donzelle, il s'agirait d'une dague sacrificielle ! Aurait-elle déjà ouvert un livre pour en déduire cela ? Vashti sourit intérieurement à cette pensée. Néanmoins le soldat prêta foi à ses paroles, ainsi donc, là où la sorcière sentit qu'elle devrait étoffer son histoire, fut le moment où ce dernier ordonna la repêche du corps. Mais avant cela il avait sommé à la fillette qu'elle était de bien vouloir lui expliquer ce qui c'était passé. À cet instant, nul ne se doutait qu'elle allait s'en faire une joie ! Le plus dur allait bien évidemment être de feindre la terreur dû à son état de choc... Si un jour elle mettait le doigt sur la Divinité responsable de ces émotions puériles, la sorcière ne répondrait plus de rien !

- Ben je... Bredouilla t-elle de manière pathétique afin de faire comprendre à ses nouveaux chaperons qu'elle était prête à tout expliquer. L'homme de la dague aie... Gémit Vashti en se tenant le bras. Il m'a expliqué ce qu'il allait faire... de moi. Un groupe d'encapuchonnés m'est tombé dessus hmm... aux collines d'Umar. Deux jours entiers enfermée dans une grange abandonnée, avant d'être forcée à enfiler cette robe ! C'est la robe du sacrifié avaient-ils dit ! De la colère s'extirpait de sa voix au fur et à mesure que l'adolescente contait les événements. Comme si le fait d'y repenser la replongeait au coeur de ce drame. Après quoi, trois hommes vinrent me chercher afin de m'escorter jusqu'à Nandis, c'était là bas que je devais être... enfin voilà quoi. Puis arrivé à la grande plaine, les deux autres partirent en laissant le plus jeune avec moi. Je ne sais pas pourquoi... je pense que c'était pour ne pas se faire remarquer ou quelque chose comme ça. Vashti parlait lentement entrecoupé par des reniflements, preuve d'un sanglot encore inachevé. Le garçon me hurla d'avancer, et que si je ne faisais pas ce qu'il me disait, il me tuerait... il ajouta même qu'il ferait en sorte que tout Astrune entendrait mes cris retentir ! Pour preuve, il mit sous mon nez l'arme que vous voyez là. Pétrifiée, j'avançai sans prononcer le moindre mot, de peur de dire quelque chose qui ne lui conviendrait pas. C'est durant notre progression qu'il me raconta ce que j'allais endurer, mais sans pour autant me dire à quoi ça servirait... C'est alors que... Poursuivit la jeune fille en abaissant la tête. Une fois parvenus devant le pont, j'ai su profité d'un moment d'inattention pour lui sauter dessus ! Je ne savais pas ce que je faisais... mais je me disais que si mon sacrifice était si important, il ferait attention à ne pas me tuer avant qu'on ait atteint notre destination... C'est alors que tout s’enchaîna !

Vashti dut mettre un bémol à son récit, car vint le moment où le petit groupe qu'ils formaient passa au devant d'une vermine sans toit pour cacher sa sale tronche. Sans même adresser un regard à l'épave, la sorcière, ou plutôt ce qu'il en restait, poursuivit sa marche toujours accompagnée du garde. Ca sera quelques mètres plus loin que la demoiselle daignera reprendre...

- En me repoussant... il me porta un coup au visage avec son arme. Craignant alors pour ma vie, je me saisis de son bras à l'aide de mes deux mains. Mais... il était trop fort, et réussit à me faire lâcher prise ! C'est alors que je vis clairement qu'il voulut me poignarder ! D'instinct je plaçai mon bras entre lui et moi, quand soudain... j'eus très mal ! Je ne vis qu'après ce qu'il m'avait fait, après qu'il se soit retenu à moi parce qu'il perdait l'équilibre. Mais moi je voulais qu'il me lâche... alors... alors avec le bout de lame qui dépassait de mon bras, je l'ai poussé au niveau du ventre... et il est tombé... Termina l'adolescente par de nouveaux pleurs, simulés ça allait de soi. Il... disait que... que c'était pour... Yloumona, Yloumuna... me rappelle plus...

Bon, maintenant il suffisait de leur laisser faire le reste. Quant à Vashti et bien, il lui faudra attendre le bon moment pour s'éclipser une fois qu'on l'aura déposé à ce fameux dispensaire. Ce n'était pas comme si elle avait à faire ! Et ce n'était pas comme si son temps était compté !

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Kathlyn Fitzdraken
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MessageSujet: Re: Une dette d'honneur   Jeu 12 Sep - 22:33

La Balafre semblait prendre son travail bien au sérieux pour demander de repêcher le corps, là où Kathlyn se serait contenter de laisser pour nourrir les poissons. Après tout sur ses terres, cet individu se serait soit retrouver lapider pour kidnapping ou trafic d'enfant, soit se retrouver sur le bûcher si il venait à se faire prendre une telle arme. Face aux "forces sombres", Kat avait tendance à être aussi zélée qu'expéditive!

D'ailleurs la remarque que la rousse laissa échapper en dit bien long à sa façon de voir les choses. Koular trahit sa confiance, cela ne risquait pas du Balafré qu'il devait s'inquiéter mais bien de elle si jamais il devait recroiser son chemin. Que Koular entende la mise en garde était bien son intention puisqu'elle répondit en utilisant le même ton et certainement pas en baissant la voix.

-Alors rendez-moi aussi un autre service: si jamais c'est le cas faites moi penser à le jeter par dessus le pont.

Accompagnant la jeune fille et le garde, Kathlyn écouta le récit sans se mêler de la conversation, ou du moins de cette partie de la conversation car elle avait un certain intérêt. Elle viendrait des collines d'Umar suite à un trafic d'enfant? Possible que la rouquine ait loupé un ragot où fourrer son nez. Enfin, cela ne la regardait pas, l'enquête appartenait au Balafre et ce n'était certainement pas à une étrangère d'y fourrer son nez! En revanche, parler de culte et de sacrifice lui fit froncer les sourcils, se rendant compte qu'elle avait loupé gros aux collines.

-C'est Yloumna, la déesse noire. Ce nom est utilisé par ses fidèles.

Après elle n'en savait guerre plus et il fallait s'adresser à un homme de foi pour en savoir plus... Si bien sûr il voulait partager ses informations de son plein gré, ce qui restait à voir...

Arrivant à la porte, elle se tourna vers le capitaine de la garde pour le remercier une dernière fois.

-Si c'est vous qui vous vous occupez de cette affaire, nul doute que nos chemins se recroiseront. Je dois passer au temple d'Hithar, si vous voulez un renseignement sur cette dague, n'hésitez pas, moi, Kathlyn Fitzdraken, parlerais en votre nom. A moins bien sûr que vous ne vouliez pas que cette affaire ne soit qu'une affaire à la garde et ce dans ce cas je comprendrais.

Il lui fallait cette dague pour expertise mais cette décision ne lui revenait pas. Après le Balafré pouvait déjà négocier cela, car il faudrait être fou de confier cette dague à une parfaite inconnue qui venait tout juste de se présenter.

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P.N.J
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MessageSujet: Re: Une dette d'honneur   Mer 16 Oct - 17:23


Sans avoir eu besoin d'user d'une quelconque brutalité à l'égard de la jeune fille, cette dernière déballa toute son histoire. La balafre comprit alors qu'il avait à faire à un gros poisson, bien trop gros pour que l'enquête demeure sienne. Toutefois, un doute subsistait ; le récit de la gosse se tenait, mais le garde jugea qu'au travers de son vocabulaire, quelque chose clochait. Ce n'était pas la première victime qu'il écoutait, et pourtant c'était la première fois qu'il entendait une personne encore en état de choc disserter aussi bien qu'elle ! À cette constatation deux questions s'ajoutaient ; soit son aplomb était digne d'un futur garde, soit elle n'était pas aussi innocente qu'elle voulait y paraître. Bien entendu, il était encore trop tôt pour formuler ne serait-ce qu'une suspicion sur la possible victime. Et bien que l'affaire allait être portée en haut lieu, La balafre voulait en avoir le coeur net. Enfin, c'était sans compter sur l'intervention de la rouquine ; l'apparente guerrière stipula qu'il s'agissait de Yloumna, prénom sur lequel l'adolescente butait. Effectivement il en avait entendu parler, il se pourrait alors que la jeune fille dise vrai... Durant un instant, La balafre s'en voulut d'avoir momentanément inversé les rôles, et ce, même si il était normal qu'il se montre douteux.

- La Déesse noire... Répéta le garde en chuchotant. C'est plus grave que je ne le pensais dans ce cas ! À la suite de ses dires, la rouquine lui fit part de ses intentions. Pour quelques obscures raisons, elle devait se rendre au temple d'Hithar, espérant dans la foulée apporter son aide aux autorités. En tout cas ce fut ce que La balafre en comprit. C'est bien aimable de votre part gente dame, les gens du commun se mettant au service de l'intérêt publique ce font rares de nos jours. Mais je tiens quand même à ce que vous sachiez que je ne suis pas le genre à cavaler seul, seulement là, sur cette affaire ; c'est au général Marchilan que revient les décisions, et connaissant ce dernier, je doute fortement que vous y soyez conviée.


Jusqu'à ce que la jeune femme fasse finalement savoir au garde en parti responsable de son exil, ses intentions de l'envoyer valser par-dessus bord si jamais il venait derechef à les accoster, Koular baissa la tête. Il y croyait vraiment, il pensait réellement que cette fois on allait l'aider... DÉSILLUSION ! Les gens étaient vraiment sans coeur ! L'arrivante lui aurait fait bien moins mal si elle l'aurait envoyé paître dés le début, plutôt que de le laisser espérer pour au final mieux l'enfoncer. N'étant pas de taille pour leur faire sentir la profonde douleur qu'il éprouvait, le sans abris se contenta de se faire tout petit lorsque le groupe lui passa à coté. Durant ces quelques secondes, aucun d'eux ne prononça le moindre mot, curieux d'en connaître la raison, Koular releva les yeux. C'est alors qu'il croisa celui de la jeune fille... il eut comme la soudaine impression de se sentir responsable d'il ne savait quoi. Quelque chose d'inquiétant émanait de sa personne, mais il ne saurait étayer ses propos...

-*C'est ma seule chance de passer... je dois la saisir !* Songea t-il l'instant d'après.

Il passait déjà pour un demeuré, alors peut-être que pour une fois cette image que les gens se faisaient de lui servirait à juste titre. Un homme désespéré était capable de tout, allant même jusqu'à se donner la mort !

- Vous pouvez passer gente Dame, mais à l'avenir évitez de frôler le couvre-feu ! Conseilla La balafre à la rouquine. Pensez également à... ...lle a le mauVAIS OEIL ! ELLE A LE MAUVAIS OEIL !! S'écria tout à coup une voix rugueuse emplie de panique.

Se retournant brusquement, le garde aperçut Koular accourant comme un dératé dans sa direction. Ce fut alors que sans même tressaillir, il fit signe à un soldat lourdement armé présent sous la grande porte, de lui remettre son pavois. Le résultat fut sans appel ; à l'instant où l'exilé fut à portée, La balafre écrasa son large bouclier sur la face du malheureux. Valdinguant d'au moins deux mètres en arrière suite à la violence du choc, Koular s'effondra sur le sol dos en premier. Définitivement séché, le sans abris n'était pas prêt de se relever. Ce nouveau somnifère devrait lui faire passer une longue nuit.

- La prochaine fois je ne serai pas aussi clément ! Gronda le garde tout en rendant le pavois à son propriétaire. Amenez-le au dispensaire, pansez-lui ses blessures, et une fois revenu à lui, flanquez-le moi dehors !

- A vos ordres ! Répliquèrent les suppléants.

- Quant à vous ! Reprit farouchement La balafre en faisant cette fois-ci face à un simple guetteur. Envoyez un messager à Marchilan lui expliquant la situation, je veux un homme sur le coup dés ce soir !

Sans mot dire le garçon se retira, par la suite, le garde invita la nouvelle venue à poursuivre sa route par un geste du menton. Quant à lui, il se chargeait comme il l'avait précédemment évoqué ; escorter la victime jusqu'au dispensaire de sa garnison.

[OUT : Vashti et PNJ ; jusqu'au bâtiment de la garde, quant à Kathlyn ; où bon lui semblera...(ouvrir un nouveau sujet) Arrow]

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