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 La Forge-Flamme

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MessageSujet: La Forge-Flamme   Dim 13 Juin - 1:04

J'entendais le son du galop d'un cheval sur une route de pierre. Apparemment, il faisait nuit et il pleuvait des cordes. Un orage approchait en même temps ? Une tempête ? Le grondement du ciel parvenait jusqu'à mes tympans et on ne pouvait apercevoir le moindre nuage dans ce ciel couleur d'encre. Je ne ressentais d'ailleurs rien contre ma peau et je paraissais être dans un état complètement différent de celui dont j'avais l'habitude d'avoir en temps normal. Je me sentais si léger, comme si je flottais dans les airs. D'ailleurs, le cavalier, ou la cavalière, s'approchait de plus en plus de ma position. Le destrier ne semblait pas me voir car il me traversa complètement sans même avoir montré un signe de détresse. Je me retournai et le vis disparaître dans l'obscurité. De nouveau, je me retournai et aperçus alors une troupe de cavaliers armés jusqu'aux dents. Il était de toute façon facile à en déduire : ces personnages devaient poursuivre le premier.

Je flottai encore et encore... Je tombai alors dans un trou puis je m'évanouis. Je levai les yeux et me trouvai alors dans un champ de morts et d'autres ossements. Des corbeaux se ruèrent soudainement sur moi et m'arrachèrent la chair. Surpris par une telle... élasticité de ma peau, de mon corps, étonné par le fait de voir un de mes yeux se faire gober par le bec d'un de ces volatiles, je compris que je devais être un cadavre.

Ma vision se troubla et je retombai à nouveau dans le néant. Quand je finis de chuter, j'atterris dans une mare qui commença alors à rougir.

---

Je me levai brusquement, le corps en sueur. Je ressentis une froideur dans la nuque.
J'étais en position assise, sur mon lit. La couverture, que je trouvais d'ailleurs trop chaude, était dégagée en avant, laissant mon torse à l'air libre. J'avais la chair de poule, et je compris pourquoi : j'avais oublié de fermer la fenêtre, un courant d'air frais ne cessait donc d'entrer dans la pièce. Avec un peu de chance, je pourrais tomber enrhumé, mais ce n'était pas le cas.

Je me retirai de mon lit et allai fermer cette ouverture. Mes yeux bleux croisèrent les premiers rayons du Soleil qui parvenaient à transpercer le rideau de l'horizon. A quelques centaines de mètres, on pouvait apercevoir la silhouette de la grande citadelle de Nandis. Il était vrai que la forge faisait partie de Nandis, mais elle ne se trouvait pas en son coeur, ni même dans les environs de la ville. Cétait une position plutôt confortable bien qu'il y ait tant d'autres forgerons autre que moi dans cette immense cité.
Je n'esquissai pas un sourire et me dirigeai à nouveau vers mon lit. Je m'y assis et me pencha légèrement en avant, appuyant mes coudes sur mes genoux, passant mes mains sur mon visage. Le réveil avait été dur pour cette fois. Le rêve que je venais de faire était beaucoup plus étrange que menaçant. De toute manière, ce genre de rêve ne pouvait dire grand chose. Dans une heure ou deux, j'allai reprendre le travail... Au fait, y avait-il de nouvelles commandes ? Avais-je déjà fini de réaliser celles que j'avais reçu il y a une semaine ? Ma mémoire me jouait des tours. Je pensai alors à m'informer auprès d'Evennie, qui s'occupait aussi du carnet des commandes. Il était encore tôt, elle n'était sans doute pas encore réveillée.

Je m'étirai et poussai un baîllement. Le réveil était dur.. très dur.. J'étais encore fatigué. Je me laissai retomber sur mon lit, remontai légèrement la couverture au niveau de mon nombril et fixai le plafond d'un air absent. Parfois, je fermais les yeux et les ouvrais à nouveau, malheureusement, la fatigue ne s'en allait point.

Si la chance me souriait, je n'aurais rien à faire pour aujourd'hui.

Le rêve me refit penser aux Pavels que je n'avais revu depuis fort longtemps. En repensant longuement à eux, je me demandai s'il était bonne chose de retourner les voir. Après tout, depuis tout ce temps, je devins un homme.

Mes paupières se refermèrent à nouveau. J'eus seulement le temps de garder en mémoire la vision de ces rayons oranges qui dépassaient de l'horizon.

~ Il est 6 heures 03 ! ~


Dernière édition par Gundar Kaellwan le Dim 13 Juin - 18:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Forge-Flamme   Dim 13 Juin - 13:35

Le froid de cette nuit me glaçait la peau et je trouvais, à mon sens, qu’il faisait quelque peu plus frais que d’habitude. Peut être me faisais-je des idées, aussi ? Adossée contre le rebord d’une fenêtre, j’observais les dernières étoiles disparaître avec la pénombre de la nuit qui était chassée par les premiers rayons salvateurs du soleil qui se levait au-delà de l’horizon, un cycle perpétuel. La journée se montrait assez longue. D’autant plus qu’une grosse agitation avait lieu dans la cité. Je ne savais pas quoi en penser. Bon ou mauvais présage ? Tout semblait me faire penser à la deuxième hypothèse. Il fallait donc se préparer à ce que les gardes viennent dans ce coin là tout en ne sachant pas s’ils nous voudraient du bien, ou bien du mal. Ainsi donc, il ne me fallait pas trop traîner et aller réveiller Gundar qui dormait sûrement encore. A tous les coups, il devait avoir oublié de fermer la fenêtre, comme toujours, cet imbécile allait se donner la crève ! Et ce, toujours quand il ne le fallait pas ! L’agitation de la ville m’inquiétait de plus en plus et j’allais, avant de me rendre dans l’antre du forgeron, consulter une dernière fois le carnet des commandes. En effet … Il avait une commande à faire pour le lendemain. Je jugeais donc bon de le réveiller maintenant pour qu’il la fasse, s’en débarrasse et qu’on puisse ensuite passer une journée ensemble, tranquille, l’esprit libre.

*Espérons qu’il soit déjà éveillé …*

M’engageant dans le couloir, je sentis un petit courant d’air me caresser la nuque, me faisant frissonner à son contact. Ce phénomène vint me confirmer l’oubli de Gundar. Il n’avait pas fermé cette fichue fenêtre ! Accélérant le pas, empruntant les escaliers, bruyamment, faiblement éclairé par quelques petites lueurs du soleil qui pénétraient par les fenêtres donnant sur le couloir, je me positionnais devant la porte de la chambre. Main posée, crispée, sur la poignée, je pris une inspiration tout en espérant que je n’aurai pas à être trop brutale pour le réveiller sur ce coup. Poussée par mon élan, j’ouvris la porte, un peu à la volée, et poserai mon regard sur le lit. Le forgeron était encore endormit, la couverture le recouvrant qu’à moitié. Mais la fenêtre était close. Il avait dû se réveiller entre deux. Tant pis, cela ne m’empêchera pas à le sonner un peu pour lui secouer les neurones et le faire prendre conscience qu’il y avait quelque chose de suspect qui se passait à Nandis. Mon idée aurait été d’aller directement au palais pour se renseigner … Mais je doutais sérieusement qu’elle soit bonne. Mon instinct féminin me mettait en garde, me déconseillant même de sortir de la demeure pour être sûre que rien ne m’arrive. Tandis que mon autre moi, ma conscience, me disait de résoudre l’énigme et tout mettre à jour.

Soit, ce n’était pas le moment de monter des scénarios de la sorte ! Je fis le vide dans ma tête et agrippera la couverture de Gundar pour la tirer d’un coup et la jeter à l’autre bout de la pièce. C’était une méthode on ne peut plus efficace pour forcer une personne à se réveiller tout en prenant le soin de déposer mes mains froides sur ses joues et lui donner quelques petites claques, plutôt des tapettes douces.

- Hey ! Gundar ! C’est plus l’heure de dormir, il y a du boulot à faire ! Ehoooo !

Dirai-je en ne cessant pas de le secouer légèrement, de plus en plus fort par la suite. Mais en voyant qu’il ne se donnait pas la peine de revenir à lui pour me répondre, j’arrêterai mes claques et me redresserai. Croisant les bras, une mine contrariée sur mon visage. Il était presque impossible à réveiller, celui-là et il me fallait toujours retourner toute la maison pour qu’il se réveille ! Et là, je n’avais pas du tout envie de me donner cette peine. C’est pour cela que je sortis de la chambre, redescendit au rez-de-chaussée pour m’emparer d’un récipient que je remplirais d’eau froide. Parée à en faire des misères avec elle. Quelques secondes plus tard, je me rendis à nouveau au son chevet, poserai le bol sur la table de nuit. J’y humidifierai une serviette, ne la serrant pas ensuite, la laissant dégoulinante d’eau.

- Tu m’aurais cherchée, Gundar.

Je lâchais alors la serviette glacée sur son torse et la laisserait faire l’effet qu’elle devait provoquer. Le froid aurait tôt fait de tirer le forgeron de son sommeil de plomb et ainsi, je pourrai lui parler. Il sera réveillé en un coup. C’était peut être violent comme réaction, de ma part, mais essayer de toujours réveiller une personne, tous les matins pratiquement et qui a un sommeil aussi lourd que le siens. Peut être que là, vous me comprendrez, ne serait-ce qu’un petit peu …

Ainsi, je m’agenouillais au bord du lit, genoux sur le sol boisé et frais, le regard flamboyant posé sur le visage paisible de Gundar, mais qui ne tarderait pas à être déformé par la surprise et l’horreur de la sensation. Je lui murmurerai alors …

- Chouette, l’innovation, non ?

~ Il est 6 heures 06 ! ~
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MessageSujet: Re: La Forge-Flamme   Dim 13 Juin - 17:12

Les yeux fermés, allongé sur mon lit, je ressentais peu à peu la chaleur regagner ma chambre. Ma respiration était lente et régulière. C'était dans un silence paisible que je me trouvais. Je n'entendais rien.. ou du moins, j'étais peut-être inconscient, dans cet état second dans lequel on était au réveil. Je ne bougeais pas, je ne remuais aucune partie de mon corps. Immobile...

Je me levai, le corps trempé de la tête jusqu'aux pieds. J'ignorais si j'étais vêtu car je ne ressentais rien sur mon corps. Je me contentais seulement d'avancer vers le rivage. A un mètre de celle-ci, un cavalier, ou une cavalière, apparut, sortant des bois qui entouraient la mare. L'inconnu était encapuchonné, portant sur lui une grande cape sombre. Il faisait d'ailleurs toujours nuit.
L'individu descendit de sa monture et s'approcha de l'eau claire. Je m'arrêtai de bouger : je paraissais invisible à ses yeux de toute manière. Je le vis enlever son gant droit et sa main, qui était sans doute celle d'une femme, se laissa glisser dans la mare et laissa échapper quelque chose d'entre ses doigts. Qu'était-ce donc ? Je ne le savais pas.
L'individu se redressa, sembla alors alerté par un quelconque phénomène, tourna la tête à gauche et à droite, et se hâta de monter sur le destrier avant de s'en aller avec précipitation. Je vis cette personne disparaître à nouveau entre les arbres et les buissons puis je m'approchai de l'endroit où elle avait posé sa main.
Tout d'abord je ne vis rien, puis...

Un froid mordant me déchira le coeur. Mon bras se leva aussitôt et arracha cette chose qui s'était collée à ma poitrine. Mes doigts touchèrent ce qui sembla être une serviette et l'enleva aussitôt sur le côté. Je me redressai une nouvelle fois de plus et m'aperçus que la couverture avait disparu. Que s'était-il passé ici ? Mes yeux se tournèrent alors vers une silhouette flamboyante qui se trouvait juste à côté de moi et je fus presque surpris de la voir là, à côté de mon lit.

- Chouette, l'innovation, non ?

Une voix agréable à entendre, digne d'une jeune femme de son charme, Evennie ne pouvait être que l'auteur de tout ce phénomène. Son expression comportait ce petit grin de provocation que j'avais l'habitude de voir quand elle me faisait encore des siennes. En quelques secondes, je retrouvai tous mes moyens et mon esprit fut réellement lucide. Je la regardai avec une once d'envie meurtrière de lui coller une raclée qu'elle se souviendrait durant toute sa vie.

Passant une main sur mon visage, passant deux doigts sur mes yeux, ce fut cependant avec un sourire que je la saluai.

- Hmm.. Evennie !.. Je préfère tout de même les méthodes d'autrefois...

J'enlevai ma main de mon visage. La demoiselle était là, les genoux posés sur le sol de bois frais, me regardant avec son visage tendre et cette lueur embrasante dans ses pupilles. Je me tournai vers elle, posant mes pieds par terre. Ma main passa sur la tête d'Evennie et lui ébouriffa légèrement les cheveux. Apparemment, elle était déjà éveillée.

- Déjà réveillée n'est-ce pas ?

Je la pris par les épaules et la relevai, profitant moi-même de cette occasion pour me lever une bonne fois pour toute de mon sanctuaire de Morphée. Je fus encore surpris de la taille que faisait cette jeune femme. Elle avait vraiment grandi et je ne cessais de le remarquer à chaque fois.

- Bon, puisque tu es là et que je n'ai pas besoin de te chercher, dis-moi où j'en suis pour les commandes.

Tout en prononçant ces paroles, j'allai chercher ma couverture qui avait été retirée par la demoiselle et la jetai négligemment sur l'endroit qu'elle devait recouvrir en mon absence.

[Annonce : Je déconseille de recopier les dialogues, c'est bien le genre de chose qui entache les RP. Ensuite fais attention, car à la fin tu provoques de la "semi interaction" en faisant comme si Evennie allait te répondre comme tu l'espérais. Alors qu'elle pourrait très bien parler d'autre chose, comme de son inquiétude vis-à-vis de l'agitation dans la cité, etc ... Tellement de choses pourraient être envisagées Exclamation]

[HRP : J'ai retiré la fin (pas grand chose)]

~ Il est 6 heures 08 ! ~
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MessageSujet: Re: La Forge-Flamme   Lun 14 Juin - 14:33

Je regardais donc les gouttelettes d’eau s’écouler le long de son torse, de ses hanches, pour terminer leur route sur la surface du matelas en s’y écrasant lourdement. Mon regard flamboyant s’y déposait sur son visage qui commençait à être tiré par la sensation. Il revenait enfin à lui et je pourrai alors lui parler de mon inquiétude. Oui, vous pourrez me dire que je suis légèrement égoïste. Et alors ? Je n’en ai strictement rien à faire de ce que vous pensez de moi, vous tous ! L’important était les remarques du forgeron. Seul lui, je lui permettais de me faire des critiques. Néanmoins, je ne me laissais quand même pas faire aussi facilement que vous pourrez le croire. Le pauvre … Il devait en baver avec mon caractère impulsif. Et là, il en prenait encore pour sa pomme. Il se releva presque d’un coup tout en se débarrassant de la serviette humide et réalisant la disparition de sa couverture qui se trouvait complètement à l’opposé. Et enfin … Après quelques secondes de réaction pour tourner la tête, il s’aperçut que j’étais là. Magique ! Oui monsieur, c’était moi l’auteur du coup. Ne me regardes pas avec des yeux comme ça … Un brin de folie brûlait au fond de ses pupilles et il ne voulait qu’une seule chose : M’en coller une. Un petit sourire tendre étirera mes lèvres pour l’adoucir et il finira par se reprendre et passer sa main sur son visage, soupirant. Mes anciennes méthodes ? Eh beh ….

- Elles n’étaient pas si différentes que ça … Tu préfères franchement que je t’assomme avec un plateau ou que je te tire hors de ton lit par les pieds ?

Je l’avais toujours su un peu décalé, mais pas au point de préférer mes anciennes façons de faire qui étaient un peu brutales vu que j’étais plus dure de caractère en étant gamine. J’avais appris à m’adoucir avec le temps. Il m’en avait apprit des choses sur la vie. J’étais désormais une femme. Mais l’esprit enfantin et de croyance aux supers héros était toujours là. C’était parfois handicapant, je dois avouer. Mais c’était moi. Je ne pouvais pas m’amuser à me refouler. Apprendre à m’accepter et à assumer mes erreurs. Ne plus refouler les aides qu’il avait tenté m’apporter par le passé. Je devais m’y résoudre si je voulais pouvoir l’aider moi-même, par la suite. Gundar décidera enfin à se mouvoir un peu. Il posera ses pieds sur le sol et passera une main sur ma tête. Mes yeux se fermèrent lentement. Je me mis comme à ronronner. J’appréciais ce geste d’affection, c’était le premier qu’il m’avait fait et il représentait tant de chose à mes yeux, à mon cœur. Mes pupilles de flammes se plantèrent dans ses yeux saphir, manquant de se perdre, je l’écoutais parler. Ca se voyait qu’il avait du mal à se réveiller et je ne manquerai pas de glisser une petite vanne par ici. Question qu’il se rende compte de la bêtise qu’il venait de dire.

- Déjà réveillée ? Eh bien … Non, je dors agenouillée et c’est mon corps qui a bougé tout seeeeeeeeeeeeul ! *PAF* Dirai-je en lui collant une pichenette sur le front, une mise sévère mais marquée par une certaine dépression. Tu te rends compte de ce que tu poses comme question dès fois ?

En débitant mes sottises, il me releva avec lui et se dirigera vers ses affaires. Je le regardais faire mais mon regard était soudainement attiré par la fenêtre que j’irai tout de suite ouvrir. Les bruits de foules étaient un peu plus proches qu’avant et ça ne me rassurait pas. Je fusillais tous les coins de rues visibles mais rien, encore, heureusement … Mon regard de braise ira à nouveau se perdre dans l’océan des yeux de Gundar pour lui évoquer mon inquiétude par rapport à cette situation. Quant bien même il m’avait demandé ce qu’il devait faire aujourd’hui. J’ai jugé bon d’ignorer sa demande, là et me pencher sur ce problème. Dans un mouvement de la main droite, je l’invitais à se rapprocher de l’ouverture, faisant une légère moue de mes lèvres.

- Gundar … Tu entends, n’est-ce pas ? Il y a quelque chose de pas très nette qui se passe ici … On devrait aller se renseigner au palais, tu ne crois pas ?

Je lui tournais le dos à ce moment. La brise froide me caressant le visage. Mes cheveux étant légèrement soulevés par ce souffle venu des océans. Mon attention était sur le palais. Ils devaient savoir, eux. De toute manière, ils ne risquaient rien, ces pauvres tâches. C’était que le peuple de payer leurs erreurs. Alors, aller me renseigner, serait-ce une mauvaise idée ? En tout cas, quand j’avais quelque chose en tête, Gundar savait que cela était dangereux parfois … Ne le voyant pas à mes côtés, trop absorbée par l’horizon et la toiture des maisons, je déclarerai, pour sa question laissée dans le vide …

- Tu as juste une commande à faire. Mais pour demain. Il me semble que tu l’as déjà commencée d’ailleurs.

Je l’avais dis avec une certaine froideur. Je me reculais de la fenêtre et me dirigeais vers la porte de la chambre. Tout ce raffut me hantait. Quelque chose de mal se passait et je ne supportais pas à l’idée de penser que des gens étaient en train de souffrir ! Il me fallait faire le jour, voir, savoir ! Gundar devrait facilement reconnaître mes intentions à ce moment là. Ma main posée sur la poignée de la porte, j’étais immobile, le regard perdu dans les jointures du parquet.

- … Tu vas venir avec moi, n’est-ce pas ? Lui demandera ma voix, timide et froide.

~ Il est 6 heures 11 ! ~
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MessageSujet: Re: La Forge-Flamme   Lun 14 Juin - 16:28

Je m'habillais rapidement avec ma tenue personnelle. Dans ma tête, je repensais encore au rêve que je venais de faire alors que j'avais décidé de l'oublier, tout comme les autres. Je n'avais peut-être aucune considération pour mes rêves, mais parfois je prenais le temps pour imaginer la suite de ces "aventures", de ces "scénarios" dont j'étais le spectateur, un spectateur invisible, immatériel, et qui serait contrôlé par une force spirituelle le faisant passer d'une scène à une autre.

Quand je fus prêt, je me retournai enfin vers Evennie, du côté de mon lit. Tout d'abord, je ne la vis pas : elle était allée ouvrir la fenêtre. Comment je n'avais pas pu le remarquer tout à l'heure ? Je devais vraiment être inconscient pour n'avoir pas entendu ces bruits métalliques caractéristiques aux gardes patrouillant avec hâte les grandes rues. Tout en enfilant mon dernier gantelet, je m'approchai lentement de la jeune demoiselle qui croisa son regard avec le mien : cette situation l'inquiétait. Elle me fit signe de venir à ses côtés.

Je repassai à nouveau mes yeux à l'horizon. Le Soleil se levait de plus en plus.

Il y avait enfin l'image des rues et des autres bâtiments en face de ma grande forge. Bien que je n'étais pas situé au coeur même de Nandis, il n'y avait pas mal de boutiques et de commerçants dans cette partie du secteur. Contrairement à la grande citadelle, ici, il y avait un minimum de places pour se déplacer, pour courir. Il n'y avait pas une foule qui bouchait la circulation et les voleurs se faisaient un peu plus rares. De même, on avait droit à quelques vergers, à quelques jardins, à quelques fontaines, et même à une petite rivière non loin de là.

Cependant, la situation n'exigeait pas une contemplation de ce que nous réservait Nandis. Des gardes armés jusqu'aux dents faisaient des va-et-vients incessants, en bas, dans la rue. Ils se murmuraient des ordres, se saluaient à chaque fois qu'ils se croisaient, leurs regards étaient durs et sévères. Ils n'étaient pas là pour plaisanter : un quelconque évènement avait dû se produire pour pouvoir déclencher une telle alerte chez les forces de l'ordre. Les passants eux-même longeaient étroitement le mur des bâtiments bordant la route, ne voulant guère gêner ces hommes en armure.

Evennie venait de me proposer de nous rendre au palais, histoire d'être mis au courant des dernières nouvelles. Elle ajouta ensuite que j'avais une commande à faire pour demain et que je l'avais déjà commencée. Après quelques secondes, elle se retira de la fenêtre et se dirigea vers la porte. Ses doigts serrant la poignée, elle me demanda implicitement de l'accompagner.
Je la regardai avec attention puis me retournai vers la citadelle et notamment vers la silhouette du palais qu'on pouvait apercevoir. J'aurais aimé finir ce que j'avais à faire afin d'être libre le reste de la journée. Il n'était que 6h00 du matin, à peine. Avec un peu de chance, je pourrais finir cette commande en moins de quelques minutes.

Je me retournai à nouveau vers Evennie. Elle n'était plus la petite fille d'autrefois, et moi-même j'étais encore à peine un homme, il y a sept ans de cela. J'ai dû prendre soin d'elle, comme si elle était ma propre soeur. Je l'ai guidée, je l'ai éduquée comme j'ai pu avec un minimum de liberté, je n'étais ni son père ni sa mère. A présent, je ne devais plus la limiter, je ne devais plus lui montrer une voie précise : je devais la soutenir et lui apporter mon aide quand elle en aurait besoin.

Réfléchissant à toute vitesse, je poussai un souffle.

- Attends-moi alors. Je n'en aurai pas pour longtemps si je l'ai déjà commencée.

Je me rapprochai d'elle et passa mes doigts sur son visage avec douceur. Elle était effrayée, elle était inquiète.

- Dès que j'en aurai fini, je n'aurais plus rien à faire de la journée. Tu comprends ? Je ferai vite, d'accord ?

J'espérais qu'elle le soit. Ma réponse ne lui allait sans doute pas, elle voulait sûrment y aller tout de suite. Je pressentais bien qu'elle pouvait être déçue. C'est pourquoi, je me fixai l'idée d'accomplir ma tâche le plus rapidement possible.

Aussitôt, je me dirigeai vers une petite bassine d'eau fraîche. Je fis passer quelques bols d'eau sur mes cheveux puis je me lavai avec un gant que je trempais. Ceci fait, je m'essuyai vite fait bien fait la tête avec ma serviette et ouvrit la porte pour me rendre dans mon atelier. Au passage, je lui ajoutai :

- Est-ce que tu pourrais me préparer quelque chose à me mettre sous la dent dans... cinq minutes ?

Je lui avais prononcé ces mots sans interrompre ma progression. Je descendis les escaliers qui menaient au rez-de-chaussée où se trouvaient notamment le comptoir et l'armurerie puis je me rendis vers l'atelier dans l'arrière-boutique. Nulle besoin de descendre dans la forge, au sous-sol.

J'entrai dans la salle remplie d'oûtils en tout genre acrochés aux murs et de trois grandes tables de travail. Toutes avaient sur leurs surfaces des piles de parchemins comportant des plans de travail et un nombre incalculable de crayons et de matériaux indispensables à la fabrication des petits objets. Sur celle du milieu se trouvaient des pièces détachées, des clous, des vis. Le client m'avait demandé de réaliser une lampe à huile qu'il avait lui-même imaginé le plan de fonctionnement. Il lui suffisait simplement que quelqu'un lui conçoit la structure et il pourra alors procéder aux essais de cette fameuse lampe.
Je regardai hâtivement le plan qui ne me donnait que les renseignements nécessaires, il me fallait plus pour pouvoir déterminer avec exactitude la forme la plus adaptée pour laisser passer la flamme tout en économisant la matière ressource.

Je fermai les yeux, pris une petite gourde posée avec négligence au bord de la table et en but le contenu d'une traite : c'était du rhum.

Claquant ma langue, je reposai le récipient, prit de quoi visser et analysa les pièces qui formaient la lampe. J'avais terminé le moulage et la conception de ces pièces. Il ne me restait plus qu'à les monter, les assembler.

J'eux comme l'impression d'avoir oublié le monde qui l'entourait : ma seule préoccupation résidait dans la fabrication de cet objet complexe. Mes yeux restaient rivés sur les morceaux de métal. Mes mains se mirent à bouger toutes seules : elles trouvèrent, sans que je regarde, les différents oûtils que je devais utiliser. Mes doigts habiles les manièrent le plus efficacement possibles. Les vis tournaient et s'inséraient, les pièces s'empilèrent les unes sur les autres, on crut même voir la lampe se former petit à petit.

Quand j'eus fini mon travail, j'eus l'impression de retomber du néant. Mon coeur sembla se lever et je clignai des yeux. J'étais retombé sur terre.

Je pris quelques secondes de réflexion pour voir que j'avais achevé la commande. Avec précaution, que je pris la petite lampe et la parcourus des yeux. Il n'y avait aucune erreur, du moins je le pense. Je soufflai dessus, essuyai rapidement avec un torchon, puis je la déposai dans une boîte prévue à cet effet.

Combien de temps venait de passer ? Je ne le savais pas. Une chose était sûre néanmoins : le Soleil ne s'était pas beaucoup déplacé. Je le voyais depuis la fenêtre de l'atelier en regardant la couleur du ciel.
Je refermai la porte derrière moi.

- Even', j'ai terminé ! Où es-tu ?!

~ Il est 6 heures 17 ! ~
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MessageSujet: Re: La Forge-Flamme   Lun 14 Juin - 17:40

Gundar s’approchera de moi, devant la fenêtre et il observait dans la même direction que moi. Soit une rue sur ma droite. Là où des gardes se trouvaient, dialoguant entre eux et partant ensuite sans un mot de plus. Je ne quittais pas des yeux l’un des groupes qui finira par disparaître dans une ruelle. Mais le bruit de leur amure était toujours présent. Mon inquiétude ne cessait pas de monter et je voulu proposer au forgeron de m’accompagner. C’est d’ailleurs ce que je fis lorsque je m’accrochais à la poignée de la porte. Ma main se crispant, je fis ma demande. Gundar viendra face à moi et posera sa main sur mon visage, comme pour me demander de me calmer, de patienter un peu et de réfléchir. Il voulait aussi achever sa commande avant de se lancer sur cette autre voie, pour avoir l’esprit tranquille, sans soucis. Je dû me résigner à cela, je ne pouvais pas non plus refuser à ça. Alors, je m’inclinerai en faisant un mouvement de ma tête, de haut en bas, rapidement, sans dire un mot, pour lui donner ma réponse. Il semblait satisfait et se retournera pour se diriger vers une autre pièce afin de faire sa toilette. Quant à moi, il me demandait si je pouvais lui préparer quelque chose. Encore une fois, je refis le même mouvement. J’avais perdu la voix, ou quoi ? Non … Je ne pense pas. Sûrement ce geste qui m’avait un peu troublée … Je sentais mes joues chauffer et je me retournais vivement pour redescendre une nouvelle fois les escaliers.

*Mais qu’est-ce qui me prend !?*

Une fois au rez-de-chaussée, un peu avant que Gundar ne descende à son tour, je me précipitais vers la cuisine afin de me rendre utile pour quand il aura terminé son travail. Mais je ne savais pas quoi y faire. Je restais plantée, là, m’imaginant les horreurs qu’ils pouvaient bien se passer au-dehors. Je n’osais même pas aller plus loin ! Je me secouais la tête, jetant mes mauvaises pensées à l’extérieur et irait m’appuyer sur le rebord d’une table. Bon … Il fallait que je me mette d’accord avec moi-même ! Je ne pourrai pas y aller tout de suite, surtout pas seule, pas dans une cité devenue aussi tarée que celle-ci ! Avec tous ces gardes, il devait forcément y avoir un groupe d’hommes mal intentionnés qui trainait quelque part et s’ils me trouvaient … Ah non ! Me reprenant rapidement, le visage dans mes mains, j’inspirai et me forcerai à cuisiner quelque chose de très simple. M’emparant d’un bout de pain, j’en coupais deux tranches. Coupant aussi du fromage et de la charcuterie que j’entreposerai dans une assiette, avec les tranches de pain pour ensuite prendre un verre d’eau, bien fraîche et apporter le tout à la salle à manger, posé sur celle-ci, attendant d’être dévoré par le forgeron qui en aurait terminé avec son boulot.

En attendant son retour, je me servis un verre d’eau pour moi et prendrait place sur une chaise, fixant l’encadrement de la porte par laquelle il devait réapparaître. J’attendais dans le silence, buvant une gorgée de mon verre de temps à autre. Quelques minutes s’écoulèrent … Très lentement. Toutes sortes de pensées avaient eu le temps de passer devant mes yeux au sujet de cette agitation. Violences … Meurtres … Persécutions … Toutes ces choses ne m’étaient pas inconnues ! Je commençais à avoir peur. Soudains, la voix de Gundar vint me tirer de mes songes en me ramenant à la réalité. Bien que j’en étais pas loin, non plus …

- Je suis là, à la salle à manger !

Je me levais aussitôt et irait vers la porte tout en m’emparant d’une serviette, m’approchant rapidement de Gundar. Je l’observais intensément. Il transpirait et je passerai délicatement le tissu sur son front pour l’en essuyer les gouttelettes. Ensuite, j’attrapais sa main et le dirigerai jusqu’à la salle à manger. Oui, je sais bien … Il aurait pu y aller tout seul, comme un grand ! Mais j’avais agis inconsciemment et pis, voilà. Oh et puis, qu’est-ce que vous en avez à faire de ça, de toute manière ?! Et, fièrement, même si c’était pas de l’art culinaire, je lui présentais son assiette pour qu’il puisse manger quelque chose. Espérant que même si je n’étais pas douée en cuisine, je pourrais au moins lui tirer un petit sourire de plaisir.

- J’espère que cela te conviendra et que, ensuite, on pourra y aller ?! J’étais insistante …

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MessageSujet: Re: La Forge-Flamme   Lun 14 Juin - 19:26

A peine fus-je sorti de l'atelier et demandé où elle était, Evennie apparut au fond du couloir et vint à ma rencontre avec précipitations. Elle passa immédiatement une serviette sur mon visage pour enlever la sueur, j'avais donc autant transpiré en quelques minutes ? Peut-être bien, je ne l'avais pas remarqué. Je savais seulement que j'avais juste envie de manger quelque chose, surtout que j'étais passé au travail sans avoir pris quoi que ce soit.

Je laissai la jeune demoiselle faire ce qu'elle faisait mais je fus plutôt étonné lorsqu'elle me prit par la main et me tira avec une force que jamais je n'aurais cru être dans ce corps mince et plein de féminité. Ainsi, elle me traina jusque dans la salle à manger où elle avait préparé un peu de pain, avec du fromage et de la charcuterie, ainsi qu'un verre d'eau.

Le petit déjeuner avait l'air délicieux comme d'habitude. Je la remerciai.

Quand mon regard se posa sur Evennie, j'avais l'étrange impression qu'elle n'était pas dans son assiette. Son regard avait l'air vide. Quelqu'un qui lui était inconnu ne saurait pas discerner ce qu'exprime son visage autre le fait qu'elle soit pleine de couleurs et d'énergie. Je me doutais bien qu'il y avait quelque chose qui la préoccupait. Cela devait être toute cette agitation qui était la cause de son inquiétude.

Je commençai par le verre d'eau que je bus d'un trait.

- Viens, nous pouvons y aller. Je mangerai sur la route.

Je pris les deux tranches de pain et les colla l'une contre l'autre pour en faire un semblant de sandwich. Je croquai dedans.

Finalement, nous nous approchâmes de la sortie. Je vérifiai une dernière fois la boutique, là où des clients pouvaient passer pour voir les différents articles et éventuellement faire des achats. De toute manière, il était encore trop tôt.

J'arrivai à la porte et avant de l'ouvrir, je me retournai vers Evennie.

- Ne t'éloigne pas de moi. Lui dis-je avec un ton qui donnait l'impression que je lui donnai un ordre.

[Direction ===> Les Jardins... Arrow]

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